La colonne de la mort
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| Titre original |
La columna de la muerte. El avance del ejército franquista de Sevilla a Badajoz |
|---|---|
| Langue |
Espagnol |
| Auteur | |
| Genre |
Historico-militaire |
| Sujet |
Opérations militaires et répression pendant l'avancée de l'armée rebelle en Andalousie et Estrémadure pendant la guerre civile espagnole |
| Date de parution |
2003 |
| Pays |
Espagne |
| Éditeur |
Editorial Critica |
| ISBN 10 |
84-8432-431-1 |
| ISBN 13 |
978-84-8432-431-7 |
La colonne de la mort. L'avancée de l'armée franquiste de Séville à Badajoz est un livre historique sur la campagne d'Estrémadure lors de la guerre civile espagnole écrit par l'historien espagnol Francisco Espinosa Maestre, publié en 2003.
Le livre, qui débute par un prologue de Josep Fontana, analyse minutieusement les événements qui se sont produits pendant l'avancée des troupes rebelles depuis le débarquement dans la péninsule de l'Armée d'Afrique jusqu'à la prise de la dernière localité d'Estrémadure, au cours de laquelle ont été perpétrés de graves épisodes de répression et des assassinats massifs, qui ont été qualifiés de crimes contre l'humanité par plusieurs associations de droits de l'homme, telles que l'Équipe Nizkor et Amnesty International[1],[2],[3][source insuffisante].
Par extension, la dénomination la colonne de la mort a ensuite été utilisée dans certains contextes pour nommer l'armée dirigée par le général Juan Yagüe dans sa traversée de l'Andalousie et l'Estrémadure. Dans d'autres milieux, elle est connue sous le nom de colonne Madrid, car la capitale était la destination finale de l'offensive.
Bien que la publication du livre ait popularisé l'appellation de «la colonne de la mort» pour désigner les troupes qui, originaires du nord de l'Afrique, ont pris la ligne Séville-Badajoz, la vérité est que ce surnom avait déjà commencé à circuler en 1936 dans l'Espagne républicaine, lorsque commencèrent à se répandre des informations sur les atrocités perpétrées par cette armée[4][source insuffisante].
Contexte
L'avancée de l'armée rebelle depuis l'Andalousie à travers l'Estrémadure, vers le nord de la péninsule, était vitale pour les intérêts du coup d'Etat, car elle devait permettre l'union de l'armée du sud qui, venant du nord de l'Afrique, avait débarqué à Algeciras, avec celle du général Mola qui dominait le nord. A la tête de cette Armée Espagnole d'Afrique, formée de légionnaires et de réguliers marocains, se trouvait le lieutenant colonel Juan Yagüe[5].
La situation en Estrémadure, à l'éclatement du conflit, présentait certaines caractéristiques qui la différenciaient du reste du pays, en particulier en raison de la Loi de Réforme Agraire de 1932, qui accordait aux paysans (représentant alors plus de 50% de la population active) la possibilité d'être propriétaires des terres qu'ils travaillaient, à travers l'expropriation des latifundistas (grands propriétaires terriens tout-puissants). Cette loi a produit un terrible affrontement entre les classes sociales, surtout lorsqu'en mars les paysans de Badajoz ont décidé d'accélérer l'entrée en vigueur de la loi et ont envahi les propriétés qui devaient leur être affectées[6].
La Campagne d'Estrémadure a duré du 3 au , et a donné lieu à plusieurs batailles cruciales (Batailles de Badajoz, Mérida et Almendralejo) et à des épisodes de répression de la part des républicains (massacre de Fuente de Cantos) et, surtout, de la part des insurgés (massacres de Badajoz, Mérida et Almendralejo).
Après la campagne, l'armée franquiste a acquis le contrôle absolu du corridor et a commencé le siège de Madrid.
Synopsis

Basé sur un travail de terrain exhaustif, La colonne de la mort part de la phase initiale de la guerre civile espagnole et se conclut avec la prise de Badajoz et la brutale répression infligée à la ville et aux populations voisines. Espinosa mène à bien une étude minutieuse, village par village, des événements qui s'y sont déroulés, en essayant de démontrer que la répression "n'a pas été une conséquence de la guerre, mais une de ses raisons explicatives fondamentales". Selon lui: "la violence faisait partie du projet initial des insurgés, disposés à exterminer tous les éléments de la société espagnole – hommes politiques, syndicalistes, professionnels, enseignants... - qui avaient contribué à articuler l'alternative réformiste initiée en 1931", et il conclut que le massacre de Badajoz est une anticipation d'Auschwitz.

