Laferté (Québec)
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Secteur (d) |
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Laferté est un hameau et secteur de la municipalité de Taschereau en Abitibi-Ouest, au Québec (Canada).
Colonisé dans les années 1930, le lieu atteint le statut de village avant de décliner au tournant des années 1970.
Le nom du secteur rappelle Hector Laferté, député de Drummond, ministre de la Colonisation et instigateur de projets de peuplement en Abitibi[1]. Pour le géographe Louis-Edmond Hamelin, l'attribution du nom est une forme de reconnaissance envers l'homme politique[2]. La paroisse catholique est nommée Saint-Irène, d'après la femme de Laferté[1].
Le lieu est d'abord appelé Lac-Loïs en raison de l'étendue d'eau à proximité duquel l'établissement est fondé[1].
Géographie
Situation
Le lieu se trouve dans la municipalité de Taschereau, en Abitibi-Ouest, à 17 km au sud du village de Taschereau et à environ 40 km au nord-est de Rouyn-Noranda[1],[3].
Topographie
Hydrographie
Le lac Loïs est situé à 1 km au sud de Laferté[1].
Climat
Le climat à Laferté est de type continental humide. Selon la classification Köppen-Geiger, le village est situé dans une zone climatique continentale humide et froide (Dfb)[4].
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température maximale moyenne (°C) | −10 | −7,7 | −1 | 6,8 | 16,1 | 21,6 | 23,7 | 21,9 | 17,5 | 9,2 | 1 | −6,1 | 7,8 |
| Température moyenne (°C) | −15,1 | −13,3 | −6,8 | 1,4 | 10,1 | 15,8 | 18,3 | 16,7 | 12,6 | 5,3 | −2,5 | −10,2 | 2,7 |
| Température minimale moyenne (°C) | −20,1 | −18,9 | −12,5 | −4 | 4,1 | 9,9 | 12,9 | 11,5 | 7,6 | 1,4 | −5,9 | −14,3 | −2,4 |
| Précipitations (mm) | 61,5 | 48,2 | 51,5 | 69,7 | 68,4 | 78,7 | 101,4 | 97,1 | 94,4 | 94,4 |
Démographie
Aménagement du territoire
Un périmètre d'urbanisation[note 1] a été identifié au schéma d'aménagement et de développement de la MRC d'Abitibi-Ouest. 70 % de la superficie du périmètre d'urbanisation est boisée. On y recense tout de même 16 résidences en 2014 ― toutes construites avant 1996. La construction de nouvelles résidences n'est autorisée qu'en bordure de chemins existants[3].
Louis-Edmond Hamelin constate en 1967 l'échec du projet de colonisation de Laferté, en raison d'un potentiel agrologique trop faible[2]. En effet, les sols environnants comportent, au mieux, des facteurs limitatifs très graves qui restreignent la gamme des cultures ou imposent des mesures spéciales de conservation en raison notamment de sols argileux à très faible perméabilité, d'affleurements rocheux voire de sols organiques[6].
Transports
Laferté est relié au reste du réseau routier québécois par le chemin de Laferté, une route d'orientation nord-sud longue de 11,3 km entre le hameau et la route 390[7].
Histoire
Laferté est fondé en 1933 dans le contexte du plan de colonisation Gordon, mis en œuvre par clergé[8],[9],[1]. Un bureau de poste est établi l'année suivante[10], puis une paroisse est érigée canoniquement en 1935[1].
- Colonisation de Laferté vers 1933.
- Deux maisons de bois.
- Arrivée des colons par train.
- Le bureau de poste.
- Vue du village de Laferté en hiver.
Le lieu atteint son apogée vers 1950 : le village compte alors 500 résidents desservis par une église, des commerces et des institutions[1]. Le déclin qui s'ensuit est brutal : le rendement agricole est trop faible pour assurer un niveau de vie suffisant pour les habitants, qui doivent s'exiler pour trouver du travail[2]. Le bureau de poste ferme en tandis que la population chute à environ 50 habitants[1],[10].
