La même année, Lajos Veress est nommé commandant du 1er corps d'armée mais passe bientôt à la tête du 9e[1]. Au printemps 1944, il prend le commandement de la 2e armée, qui occupe le nord de la Transylvanie[1].
À mesure que la Hongrie est de plus en plus menacée par les avancées soviétiques, le régent Miklós Horthy cherche à se retirer de la guerre et à entamer des discussions avec les Alliés. Dans ce contexte, Lajos Veress est nommé «homo regius» (adjoint du régent) au cas où Horthy serait dans l'incapacité de gouverner. Cependant, la réaction allemande aux réticences hongroises arrive le lors de l'opération Margarethe, l'invasion de la Hongrie par les forces de l'Axe. La Wehrmacht arrête Lajos Veress après qu'il a été trahi par ses subordonnés favorables à l'alliance avec le Reich. Remis aux autorités du parti des Croix fléchées, il est condamné à 15 ans de prison par un tribunal militaire et emprisonné le à la prison de Sopronkőhida, dont il réussit à s'échapper au début de l'année suivante[1].
Après la fin de la guerre, Lajos Veress prend sa retraite en 1946. Veress est condamné à mort le [1] par un tribunal populaire pour conspiration de droite et contre l'État. Le Conseil national des tribunaux populaires(hu) a ensuite atténué la peine et l'a transformée en emprisonnement à vie. À la faveur du soulèvement de 1956, Veress sort de prison et quitte son pays le pour aller se réfugier à Londres[1]. À partir de 1958, il est président de la Fédération mondiale des combattants de la liberté hongrois.