Son père, Jules Konan, un riche planteur de Daloa, décède lorsque Lambert a 9 ans. Il est alors recueilli par son tuteur Jules Coffie, greffier en chef du tribunal de Daloa[1].
Lambert Kouassi Konan fréquente des établissements scolaires à Daloa et à Bouaké. Il obtient les meilleures notes du baccalauréat pour la région Centre et nord de la Côte d’Ivoire[1],[2].
Il fait des études d'agronomie à l'Ecole Supérieure d'Agronomie Tropicale (ESAT) de 1960 à 1965, puis au Centre INRAE de Versailles[3].
Il achète une bananeraie de 270 ha à Thomasset (au Nord d'Abidjan), et la transforme en une plantation d'horticulture dénommée "plantation Semby" ouverte au public sous le nom de Adjoupa Green Lodge. Il y gagne la réputation d'être «un vrai paysan avec esprit du privé»[4].
Il est ministre de l'Agriculture, puis ministre d'État, ministre de l’Agriculture et des Ressources animales, sous les présidents de la république de Côte d'IvoireFélix Houphouët-Boigny et Henri Konan Bédié de 1990 à 1999[5],[6],[4]. Son ministère est le seul à faire travailler des collaborateurs d'autres partis politiques que le PDCI, et le ministre leur demande fréquemment leur avis dans un souci de concertation trans-partisane[3].
Il est président du conseil d'administration du Fond d'entretien routier de 2001 à 2004[1].
Il est président du conseil d'administration du Conseil Café-Cacao, de à [7]. Il doit gérer la crise liée à la surproduction de cacao de 2016 à 2018 avec chute des cours mondiaux et des revenus des cacaoculteurs, qui entraine le limogeage du directeur général du Conseil Café-Cacao, Massandjé Touré Litse, le . Le , il est remplacé par Coulibaly Minaya Siaka[5].
1234Jennifer A. Widner & Atta Brou Noël, IMPROVING THE EFFECTIVENESS OF AGRICULTURAL POLICY REFORM IN AFRICA: THE POLITICS OF AGRICULTURAL POLICY REFORM IN COTE d'IVOIRE, US Aid, (lire en ligne)