Née Hunter, elle fait toute sa scolarité à Uturoa et obtient son baccalauréat à 19 ans. Elle entame alors une carrière de 10 ans dans le secteur du tourisme, notamment au sein de l'office d'accueil de l'île de Raiatea[1].
Mariée à Cyril Tetuanui, aujourd'hui maire de Tumaraa (île de Raiatea) et président du Syndicat de promotion des communes de Polynésie française (SPCPF), elle est mère de trois enfants.
Elle commence sa carrière politique en comme conseillère territoriale à l'Assemblée de la Polynésie française en étant élue sur la liste présentée par le principal parti indépendantiste polynésien dirigé par Oscar Temaru, où elle est ensuite reconduite sans discontinuer lors des mandatures suivantes (dernière réélection: ) grâce à l'appui du principal parti autonomiste d'alors dirigé par Gaston Flosse.
Figure de premier plan des îles Sous-le-Vent, elle est élue dès 2004 à la vice-présidence de l'Assemblée (2004-2005, 2evice-présidente). Elle accède par la suite à la fonction ministérielle polynésienne en se voyant successivement confier les maroquins de ministre du Développement des archipels (2008) et de ministre de l'Emploi et du Travail chargée du dialogue social et de la lutte contre la vie chère (2009-2011)[2].
À partir de 2014, elle renforce sa position au sein de l'Assemblée territoriale en occupant le poste de 1ervice-président au côté du président Édouard Fritch.
Membre du parti majoritaire, le Tahoera'a huiraatira, qu'elle rejoint dans les mois qui suivent sa première élection en 2001, elle est l'un des principaux acteurs de la tentative, en , de régulation du conflit qui oppose alors le fondateur du parti Gaston Flosse et son ex-gendre et héritier politique, Édouard Fritch. En jeu alors, le contrôle du parti et celui de la Polynésie dont Édouard Fritch assure la présidence depuis le départ de Gaston Flosse, condamné à de l'inéligibilité dans une affaire d'emplois fictifs[3].