Cri (langue)

langue algonquienne parlée au Canada From Wikipedia, the free encyclopedia

Le cri est un ensemble de langues algonquiennes apparentées, parlé en 2016 par environ 96 260 personnes[2] établies des montagnes Rocheuses jusqu'au golfe du Saint-Laurent.

Langues fillesMétchif
Nombre de locuteurs96 260 (2016)[2]
Faits en bref Langues filles, Pays ...
Cri
nēhiyawēwin, nīhithawīwin, nēhinawēwin
ᓀᐦᐃᔭᐍᐏᐣ
Langues filles Métchif
Pays Canada, États-Unis
Région Québec, Ontario, Manitoba, Saskatchewan, Alberta, Territoires du Nord-Ouest, Montana[1]
Nombre de locuteurs 96 260 (2016)[2]
Typologie polysynthétique
Écriture Alphabet latin et syllabaire autochtone canadien
Classification par famille
Statut officiel
Langue officielle Drapeau des Territoires du Nord-Ouest Territoires du Nord-Ouest (Canada)
Codes de langue
IETF cr
ISO 639-1 cr
ISO 639-2 cre
ISO 639-3 cre
Étendue macro-langue
Type langue vivante
Glottolog cree1271
État de conservation
Éteinte
EXÉteinte
Menacée
CREn situation critique
SESérieusement en danger
DEEn danger
VUVulnérable
Sûre
NE Non menacée
Langue vulnérable (VU) au sens de l’Atlas des langues en danger dans le monde
Carte
Image illustrative de l’article Cri (langue)
Carte des langues cri-montagnais-naskapi.
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Les langues cries forment un continuum linguistique, qui inclut les cris des plaines à l'Ouest jusqu'à l'eeyou à l'Est. On inclut aussi couramment l'innu-aimun, le naskapi et l'atikamekw dans le continuum cri.

Langues cries

Les différents idiomes cris sont parfois décrits comme des dialectes, étant donné qu'ils sont réparties géographiquement en continuum, mais on tend de plus en plus à décrire ces idiomes comme des langues parentes mais distinctes, qui sont elles-mêmes divisées en dialectes, ces dialectes admettant eux-mêmes des variantes ou variétés.

À titre d'exemple, on dira que l'ensemble cri englobe la langue eeyou, que cette langue est divisée en dialecte du nord et dialecte du sud, lequel comprend lui-même une variante côtière et une variante intérieure.

Les langues, dialectes ou variantes locales de cri se distinguent généralement par le traitement différent du -l- du protoalgonquien. De l'ouest à l'est de l'Amérique du Nord, les langues cries sont : le cri des plaines, le cri des bois, le moskégon, le cri de Moose, l'eeyou, l'innu-aimun, le naskapi et l'atikamekw.

Le cri des plaines

Aussi appelé « dialecte en y » (ᓀᐦᐃᔭᐍᐏᐣ, nēhiyawēwin) parlé en Alberta, dans le centre de la Saskatchewan et du Manitoba, ainsi qu’au nord du Montana.

Le cri des bois

Aussi appelé « dialecte en th (ð) » ou cri des rochers (Nīhithawīwin), parlé au nord de la Saskatchewan et du Manitoba.

Le moskégon

Aussi appelé « dialecte en n » Le cri des marécages (Nēhinawēwin) Parlé du nord de la Saskatchewan au nord du Manitoba et jusqu'à la baie d'Hudson, en Ontario.

Le cri de Moose

Aussi appelé « dialecte en l » (Ililīmowin) est limité à Moose Factory, dans le nord de l’Ontario, au Sud de la baie d'Hudson.

Les langues algonquiennes nordiques du Québec (cri-montagnais-naskapi)

Ces dialectes algonquiens font un continuum intelligible. Ils sont tous parlés au Nord-du-Québec.

Cri du Nord-du-Québec

Au sud de la côte est de la baie d’Hudson et sur la côte est de la baie de James. La section nommée cri est divisé en sous-diaclectes:

l'iiyiyiuyimuwin (cri de l'Est du nord)

l'iinuuayimuwin (cri de l'Est du sud)[3].

L’atikamekw

Aussi appelé « dialecte en r », parlé dans le centre du Québec. Il comprend le dialecte d'Isle à la Crosse, au Nord de la Saskatchewan mais aussi, sans continuité géographique, le dialecte atikamekw au Québec.

Innu-aimun et naskapi

  • L'innu-aimun parlé au centre-nord du Québec, et sur les rives nord du fleuve Saint-Laurent et du golfe du Saint-Laurent ;
  • Le naskapi, parlé au nord-est du Québec et au nord du Labrador.

Écriture

James Evans, 1841, Cree script.
Signalisation routière trilingue en cri, anglais et français à Mistissini.

La langue crie peut s'écrire avec un syllabaire créé en 1841 par le révérend James Evans, qu'elle partage avec l'inuktitut et, dans certaines localités, avec l'ojibwé. Voici un tableau désignant les symboles les plus communs en cri :

Davantage d’informations -a, -o ...
-a-o-i-e
p-
t-
k-
c-
m-
n-
s-
y-
Fermer

Livres en syllabaire cri

  • Hymn Book, par James Evans, Norway House, 1841
  • Catechism, trad. James Evans, Rossville, é.n.
  • The Epistle of Paul the Apostle to the Ephesians; The Epistle of Jacob; The first Epistle General of John trad. Thomas Hullburt, Rossville, 1857
  • The Books of the New Testament, Londres, 1859
  • The Holy Bible, trad. John Sinclair et Henry Steinhauer Londres, 1861
  • Prières, Cantiques, Catéchisme, etc. en langue crie, Montréal, 1886
  • Cree Hymn Book, par John McDougall, Toronto, 1888
  • The Acts of the Apostles and the Epistles, Londres, 1891
  • The Travellers' Spiritual Provision (Calender) S.l., s.a.
  • The Handbook to Scripture Truth: Words of Admonition, Counsel and Comfort Toronto, 1893
  • Bunyan: Pilgrim's Progress, trad. John Sinclair, Toronto, 1900
  • Cree Hymn Book, par Robert Steinauer, Egerton Steinauer, Toronto, 1920
  • The Epistle of Paul the Apostle to the Galatians, trad. Joseph Reader, Oonikup (Northwest Territory), s.a.

Apprentissage

Une application cellulaire permettant d'apprendre le moskégon (ou « dialecte en n ») est créée en 2021[4].

Notes et références

Voir aussi

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