Langues nouristanies
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| Langues nouristanies | |
| Pays | Afghanistan |
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| Classification par famille | |
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| Codes de langue | |
| Glottolog | nuri1243
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Les langues nouristanies ou pashayi ou pashai[1] constituent une sous-branche des langues indo-iraniennes. Ces langues sont parlées, notamment dans le Nouristan, en Afghanistan, par environ 500 000 personnes[1].
Ces langues ont parfois été qualifiées de « langues kafires », terme péjoratif aujourd'hui abandonné, car faisant référence au nom donné par les musulmans aux habitants non islamisés de la région : « Kafir », qui signifie mécréants. On parle aujourd'hui de langues nouristanies pour décrire celles d'Afghanistan, ou « pashayi » afin d'inclure les dialectes apparentés du nord-est du Pakistan comme le kalasha[2].
Une origine controversée
Le premier à identifier les langues nouristanies est G.A. Grierson, qui en 1906 publie The Piśāca Languages of North-Western India. Malheureusement, il les regroupe avec les langues dardiques[3].
C'est le Norvégien Georg Morgenstierne qui établit plus tard que les langues dardiques sont clairement des langues indo-aryennes et que les langues nouristanies forment un groupe très différent. Par la suite, plusieurs hypothèses apparaissent qui tentent d'expliquer l'origine des langues nouristanies.
La thèse iranienne
Cette thèse est celle de Sten Konow, reprise par M. Mayrhofer.
La thèse indo-aryenne
Morgenstierne, à l'inverse, pense que ces langues sont une branche séparée des langues indo-aryennes.
La thèse de la troisième voie
Georg Buddruss, lui, estime que ces langues se sont peut-être séparées des autres langues indiques dans les temps pré-védiques. Cela pourrait expliquer que de nombreux mots nouristanis soient plus proches de l'iranien que de l'indo-aryen.