Avec une moyenne au bâton de ,301 et 16 coups de circuit, Larry Doby prend une part très active dans le gain du titre par les Indians en 1948. Sa moyenne au bâton s'élève à ,318 lors de la Série mondiale 1948 et il est l'auteur du circuit donnant la victoire aux Indians lors du quatrième match[1]. En treize ans de carrière, il est sélectionné sept fois au match des étoiles (1946-1956)[1]. Doby termine huitième du vote pour le prix du joueur par excellence de la Ligue américaine en 1950, douzième en 1952, puis deuxième en 1954 derrière Yogi Berra. Il frappe 32 coups de circuit et compte 126 points produits lors de cette saison 1954 qui permet aux Indians de gagner le titre de la Ligue américaine[1].
Après sa carrière de joueur, il travaille notamment à la vente d'assurances, puis retrouve le jeu en devenant instructeur des frappeurs des Expos de Montréal (1972-73, 1976) avant de rejoindre les Indians de Cleveland. Engagé par les White Sox de Chicago comme manager en 1978, Doby est le deuxième Afro-américain à occuper un tel poste dans une franchise de la MLB[2]. Il travaille ensuite pour la MLB, et conseille notamment son président Gene Budig(en)[1].
Récompenses
Dobie est membre du National Black Sports Hall of Fame depuis 1973. Les Indians de Cleveland retirent son numéro 14 en 1994. Durant la saison 1997, marquée par les célébrations du cinquantenaire des débuts en MLB de Jackie Robinson, Sports Illustrated rappela que Larry Doby, toujours vivant à l'époque, était ignoré depuis toujours par les médias alors qu'il avait eu à subir les mêmes attaques racistes que Robinson. Doby précisa: «Je ne pouvais pas réagir physiquement. Ma réaction était de frapper la balle le plus loin possible.» En 1998, Doby est élu au Temple de la renommée du baseball[2].