Née en 1965[1],[2], elle se fait connaître au début des années 1980[3]. Elle enregistre, dès 1982, son premier titre, Mawwal Al-Hob[2]. En 1985, Latifa Raafat remporte le prix de la chanson marocaine avec le titre Khouyi[2],[3].
Latifa Raafat dispose d'une des plus belles discographies de la chanson marocaine avec des titres comme Moghyara, Donia, Al Hamdo Li Llah, Ya Hali Ya Aachrani ou encore Ana fi Arek Ya Yama[3],[4]. En 2006, Latifa Raafat chante aussi Twa7achtek Bezaf, une composition de l'artiste algérien Mohamed Lamine[5]. Elle a repris également des titres du patrimoine musical marocain[4]. Ses chansons parlent d’amour, de nostalgie, de douleurs intimes[2].
La réputation de Latifa Raafat s'étend dans le monde arabe en entier, sur plusieurs générations[2]. Elle devient une diva de la chanson marocaine[1] et c'est grâce à elle notamment que les autres pays arabes découvrent pleinement le dialecte marocain, l'arabe marocain ou darija, qu'elle met en exergue dans le texte de ses chansons[3]. Peu tentée de se produire sur les scènes de l'Égypte ou sur celles des pays du Golfe Persique[4], elle est par contre présente très régulièrement dans les festivals de musique marocains, tel le Festival Mawazine[1],[3], ou le festival international d’Ifrane[6], ou encore le festival «Voix de femmes» à Tétouan[7].
À 53 ans, en 2019, elle accouche de sa première fille[8]. Elle avait annoncé elle-même sa grossesse. Mais cette annonce avait fait naître un débat sur la toile autour de son âge de grossesse, qui pouvait faire craindre des complications[8].
En 2025, la cour d’appel de Casablanca décide de la convoquer pour témoigner dans le procès de Hadj Ahmed Ben Brahim surnommé « le Malien » ou « l'Escobar du Sahara », un citoyen malien résident au Maroc qui a été son mari durant pour quelques mois[2]. Ce procès, touchant des personnalités politiques, et concernant un trafic de drogue entre le Maroc et l'Algérie, est devenu un événement médiatique[9].