Elle étudie les sciences politiques à l'université du Costa Rica[1]. Elle y développe de solides compétences en analyse des politiques et en administration publique. Cette formation influencera son approche de la réforme du secteur public, de la gestion budgétaire et de la planification stratégique[2].
Carrière administrative et ministérielle
Laura Fernández Delgado travaille longtemps au sein de l'administration publique[1].
Elle est d'abord consultante pour le programme de réforme de l'État du ministère de la Planification nationale et de la Politique économique, en collaboration avec l'Agence allemande de coopération technique entre et , puis conseillère pour la modernisation et le déploiement de ce même ministère jusqu'en [2].
Cette année-là, elle intègre les services de l'Assemblée législative et occupe un poste de spécialiste en matière de dépenses publiques, de finances, de fiscalité et de réformes administratives. Elle retourne en au ministère de la Planification nationale, en tant que chercheuse dans la coopération gouvernementale, l’emploi public et la réforme administrative[2].
En , elle est nommée directrice de la Planification stratégique de la municipalité de Cartago[2].
Parcours ministériel
Laura Fernández Delgado se présente à l'élection présidentielle de 2018 comme candidate à la vice-présidence sur le ticket de Mario Redondo[2], qui récolte 0,6% des suffrages exprimés.
En , le présidentRodrigo Chaves Robles est élu et la nomme ministre de la Planification nationale et de la Politique économique. Il la désigne, deux ans plus tard, ministre de la Présidence[1].
Campagne et élection présidentielle de 2026
En , Laura Fernández Delgado quitte son poste pour se lancer dans la campagne pour l'élection présidentielle de 2026, sous la bannière du Parti du peuple souverain, parti conservateur de droite[3]. Elle est soutenue par le président sortant Rodrigo Chaves Robles[4].
Lors de sa campagne pour la présidentielle 2026, Laura Fernández Delgado défend un programme sécuritaire, afin de lutter contre la hausse inédite du taux d'homicides (17 pour 100 000 habitants) et le narcotrafic, dont le Costa Rica est une plateforme logistique majeure, après avoir longtemps été considéré comme l'un des pays les plus sûrs du continent[1],[7]. Elle est inconditionnelle du président salvadorien Nayib Bukele et de ses méthodes autoritaires[1],[3],[8]. Elle souhaite par exemple achever la construction d'une méga-prison, sur le modèle de celle construite pour les membres de gangs par l'État salvadorien. Elle veut aussi alourdir les peines et instaurer l'état d'urgence dans certaines zones du pays[3].
Elle se dit libérale sur le plan économique et conservatrice sur le plan social. Ses propositions en matière de sécurité et de réforme des pouvoirs de l'État sont perçues par ses opposants comme une dérive autoritariste. L'ancien président Óscar Arias Sánchez, prix Nobel de la paix 1987, estime que «la survie de la démocratie (est) en jeu»[7].
123«Costa Rica: large victoire de la candidate de droite Laura Fernandez à la présidentielle», TV5MONDE - Informations, (lire en ligne[archive du ], consulté le )