Laura Montoya
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| Laura Montoya | |
| Sainte, fondatrice | |
|---|---|
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Jericó, Colombie |
| Date de décès | (à 75 ans) |
| Lieu de décès | Medellín, Colombie |
| Nationalité | |
| Ordre religieux | Missionnaires de Marie Immaculée et de Sainte Catherine de Sienne (fondatrice) |
| Vénérée à | Sanctuaire de la Luz à Medellín |
| Béatification | , à Rome, par le pape Jean-Paul II |
| Canonisation | , à Rome, par le pape François |
| Vénérée par | l'Église catholique |
| Fête | 21 octobre |
| modifier |
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Laura Montoya, en religion Mère Laura de sainte Catherine de Sienne, née le à Jericó et morte le à Medellín, est une éducatrice et religieuse catholique colombienne qui fonda les Missionnaires de Marie Immaculée et de Sainte Catherine de Sienne[1], pour l'éducation et l'évangélisation des populations indiennes du continent américain. Elle est vénérée comme sainte par l'Église catholique, et est la première colombienne canonisée.
Jeunesse

Laura Montoya Upequi est la fille de Juan de la Cruz Montoya et de Dolores Upequi. Elle est la seconde de leurs trois enfants[2]. Elle a deux ans lorsque son père est tué en 1876, pendant la Guerre civile colombienne de 1876-1877. Les biens de la famille sont confisqués, les trois enfants et leur mère connaissent une grande pauvreté[3].
La jeune Laura est envoyée vivre chez sa grand-mère. Elle se sent délaissée, mais trouve refuge dans la prière, la méditation de l'Écriture sainte et l'Eucharistie[2]. Lorsqu'elle a seize ans, sa mère lui demande de contribuer à faire vivre la famille en devenant institutrice. Malgré les faiblesses d'une éducation informelle, elle est admise à l'École normale d'instituteurs de Medellin[2].
Elle enseigne dans différentes écoles du département d'Antioquia. Elle dispense en plus l'enseignement de l'Évangile et les valeurs chrétiennes[2]. Se sentant appelée à la vie religieuse, elle rêve de devenir carmélite. Elle ressent aussi le désir d'annoncer l'Évangile aux contrées les plus éloignées[2].
Au service des Amérindiens
Elle décide finalement de se consacrer aux Indiens d'Amérique du Sud, et part en 1914 avec cinq compagnes, vers les lieux reculés où ils habitent[3]. À une époque où ils sont considérés par beaucoup comme des sauvages, elle leur reconnaît la pleine dignité d'êtres humains et veut s'insérer parmi eux, dans leur culture, pour les conduire au Christ[2], « avec une pédagogie efficace qui respecte leur culture et ne s'oppose pas à elle », selon les mots du pape François[3].

Pour pérenniser son œuvre, elle fonde en 1917 la « Congrégation des Missionnaires de Marie Immaculée et de Sainte Catherine de Sienne »[3]. À Dabeiba, elle mène une vie de pauvreté, de service et d'évangélisation, en étant incomprise et méprisée de plusieurs responsables religieux et civils. Elle meurt à Medellin en 1949[4].
Les Missionnaires de Marie Immaculée et de Sainte Catherine de Sienne, surnommées les « Lauritas », exercent en 2013 dans vingt pays, surtout en Amérique latine[3].
