Laurent Beccaria, né le , est un éditeur français.
Ancien chargé de mission auprès du directeur général de Flammarion (1989-91), puis directeur littéraire aux éditions Plon (1991-95), puis directeur éditorial aux éditions Stock (1996-98), Laurent Beccaria est le fondateur des éditions Les Arènes (en 1997). Il a été cofondateur et directeur de la publication de la revue XXI (2008-18) et de la revue 6Mois (2011-18). En 2018, il a été le cofondateur et le directeur de la publication de l'hebdomadaire l'Ebdo, arrêté au bout de douze numéros.
En 2023, il prend la suite de sa femme Sophie de Sivry, décédée d’un cancer, à la présidence des éditions de l’Iconoclaste.
Alors qu'il était directeur littéraire chez Plon, Laurent Beccaria démissionne en 1995 lorsque sa maison d'édition refuse de publier Pendant les affaires, les affaires continuent[2].
La création de la maison d'édition Les Arènes est décidée pour publier un manuscrit de Dominique LorentzUne guerre, un livre sur les relations nucléaires franco-iraniennes[1], refusé par Claude Durand, alors PDG de Stock et de Fayard. Cet épisode sera raconté en détail par Dominique Lorentz dans un récit publié dix ans après, Des sujets interdits (2007).
Au printemps 2011, il lance avec Patrick de Saint-Exupéry, 6Mois, une revue semestrielle de photojournalisme, suivant la même politique d'indépendance financière et de diffusion en librairie que XXI[10].
En 2014, il publie l'ouvrage de Valérie Trierweiler, Merci pour ce moment, qui connaît une diffusion d'importance exceptionnelle[11],[12]. Un premier tirage à 200 000 exemplaires est épuisé en quelques jours[13]. Il est retiré à 290 000 exemplaires[13]. Cet ouvrage suscite d'importantes réactions dans le monde politique et la presse[14],[15],[16],[17].
Fin 2017, il lance, toujours avec son associé Patrick de Saint-Exupéry, l'hebdomadaire Ebdo, dirigé par l'ancien député socialiste Thierry Mandon et composé d'une trentaine de journalistes. En , il publie une enquête concernant des accusations de violences sexuelles à l'encontre du ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot: un viol dont la plainte a été classée sans suite pour prescription[18] et des faits de harcèlement sexuel qui ont été démentis[19]. Nicolas Hulot porte plainte pour diffamation contre le journal, plainte qu'il retire le [20].
D'après Laurent Beccaria, cette enquête provoque le départ d'un investisseur, retardant une levée de fonds prévue, rendue en outre difficile à cause des mauvaises ventes du journal après un premier numéro qui avait dépassé 55 000 exemplaires vendus. L'échec du journal provoque la cessation de paiement de l'éditeur. Cette version est contestée par des membres de l'équipe, arguant plutôt d'une mauvaise gestion[21]. Le journal dépose le bilan en .
↑Laurent Beccaria est le directeur de la publication et possède alors 33% des parts; Patrick de Saint Exupéry en est le rédacteur en chef et possède 33%; les éditions Gallimard possèdent 20%; et le reste est réparti entre des actionnaires individuels: Charles-Henri Flammarion, Patrick Bréaud, ancien directeur général du CIC, Dominique Villeroy de Galhau, directeur général de La Financière Tiépolo, Laurent Hebenstreit, pdg des éditions Démopolis. En 2014, Rollin Publications rachète les parts des éditions Gallimard.[pertinence contestée].