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Laurent Bigorgne

essayiste français From Wikipedia, the free encyclopedia

Laurent Bigorgne, né le à Épinal, est un essayiste français.

Naissance
Nationalité
Activité
Faits en bref Président Le Choix de l'école, jusqu'à février 2022 ...
Laurent Bigorgne
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Fonctions
Président
Le Choix de l'école
jusqu'à
Président
Agir pour l'école (d)
jusqu'à
Membre du conseil d'administration
Lycée international de Londres Winston-Churchill
-
Directeur
Institut Montaigne
-
Marie-Pierre de Bailliencourt (d)
Directeur adjoint (d)
Institut d'études politiques de Paris
-
inconnu
inconnu
Directeur des études (d)
Institut d'études politiques de Paris
-
inconnu
inconnu
Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
Activité
Conjoint
Véronique Bolhuis (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
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Distinction
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Directeur de l'Institut Montaigne entre 2010 et 2022, il en démissionne après son interpellation par la police judiciaire intervenue à la suite de la plainte de Sophie Conrad, son ex-belle sœur et ancienne collaboratrice. Accusé d'avoir mis de la MDMA dans son verre dans l'intention de la violer, il est condamné en . L'affaire connaît un important écho médiatique, en raison du profil du mis en cause[1].

Membre du cercle rapproché d'Emmanuel Macron, il est un des premiers soutiens de La République en Marche[2].

Biographie

Origines et jeunesse

Laurent Bigorgne né le à Épinal dans les Vosges, est le fils d'un proviseur et d'une enseignante en informatique[3],[4]. Il grandit en Meurthe-et-Moselle[5] où son père est proviseur au lycée professionnel de Pompey[6].

Études et militantisme

Étudiant au Centre universitaire d'études politiques (CUEP) de l'université Nancy-II, il obtient un diplôme d'études universitaires générales (DEUG) d'histoire en 1994, puis est diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris, section Communication et ressources humaines, en 1996[7],[8],[9]. Il est reçu, après deux échecs[10], à l'agrégation d'histoire en 1999[3].

En parallèle de ses études, il milite à l'Union nationale des étudiants de France – Indépendante et démocratique (Unef-ID)[11], où il croise notamment Bruno Julliard[3].

Carrière

Alors qu'il vient d'être nommé, l'année précédente, dans un lycée de Nancy[5], il est recruté en 2000[9] par Richard Descoings pour organiser le développement des antennes régionales de l'Institut d'études politiques de Paris. Il devient en 2003[10] — à vingt-huit ans — directeur d'études de l'école[3], et quitte cette fonction en 2004[12].

Second de Richard Descoings en 2007[10], il est ensuite détaché un an durant[10] auprès de la London School of Economics[3].

À son retour en France[5], en 2009, sur l'insistance du PDG d'Axa Claude Bébéar, il entre à l'Institut Montaigne comme directeur des études pour seconder le directeur, François Rachline — qu'il remplace dès [3]. Il perçoit à ce titre un salaire de 13 000 € mensuel[13].

Il est introduit par Olivier Duhamel au club Le Siècle[13].

Il est également président des associations Agir pour l'école[14] et Le Choix de l'école (ex-Teach for France)[15]. En , Le Figaro révèle que trois femmes dénoncent le harcèlement moral de Nadia Marik-Descoings, veuve de Richard Descoings et ancienne directrice adjointe de l'IEP de Paris. À l'époque des faits, Laurent Bigorgne était vice-président de Teach for France[16].

Proche d'Emmanuel Macron[13], il le décrit comme un « ami de longue date »[17]. Ils se connaissent depuis les années 2000[18].

En 2016, sa femme, Véronique Bolhuis, figure dans les mentions légales du nouveau site en-marche.fr, avant d'en être retirée[19],[20],.

Selon une enquête de Mediapart, le mouvement La République en Marche (LREM) est à sa création par Emmanuel Macron le hébergé au domicile personnel de Laurent Bigorgne, alors directeur de l'Institut Montaigne[21].

Il soutient Emmanuel Macron lors de l'élection présidentielle de 2017[22] et le conseille sur les sujets liés à l'éducation[23]. Il apparaît dans les MacronLeaks, des courriels piratés de son équipe de campagne, dans l'entre-deux-tours[24]. Une fois Emmanuel Macron élu président, il est cité par certains observateurs comme potentiel ministre[25], sans toutefois être nommé au gouvernement.

D'après le journal Libération, il conseille le gouvernement français et disposerait d'un accès direct et permanent aux ministres[26].

Il participe à la réunion du groupe Bilderberg de 2015[27],[28]. En , il est nommé membre du Comité action publique 2022, installé par le Premier ministre Édouard Philippe pour concevoir le projet de réforme de l'État français[29].

Après la pandémie de Covid-19, il estime que les Français doivent travailler davantage afin de relancer l'économie[30]. Il propose notamment que le gouvernement supprime une semaine de vacances et permette aux entreprises de déroger au temps de repos obligatoire[31],[30].

Démission

À la suite de l'affaire le concernant, il démissionne en de l'Institut Montaigne[32],[33]. Il est remplacé par Marie-Pierre de Bailliencourt à partir du [34].

Affaire judiciaire

Faits reprochés

Le , Laurent Bigorgne est interpellé par la police judiciaire et placé en garde à vue à la suite d'une plainte de Sophie Conrad, l'une de ses collaboratrices à l'Institut Montaigne et son ex-belle-sœur[35]. Celle-ci l'accuse de l'avoir droguée à son insu lors d'une soirée de travail le . Se sentant extrêmement mal, ressentant des vertiges, elle parvient à sortir de chez lui et à prendre un taxi pour l'hôpital[36]. La plaignante signale que Laurent Bigorgne avait consommé de la cocaïne au cours de la réunion, et affirme qu'il avait pris l'habitude de lui envoyer régulièrement des messages à caractère sexuel.

Selon l'expertise toxicologique de l'hôpital, elle est testée positive à la MDMA, une drogue de synthèse de la famille des amphétamines aussi appelée ecstasy[37],[38],[39]. Durant la garde à vue, il reconnaît les faits qui lui sont reprochés, mais conteste le mobile sexuel[40],[41],[42]. Il reconnaît par ailleurs prendre régulièrement de la cocaïne « à haute dose »[26], et avoir déjà drogué sa compagne actuelle à son insu à l'automne 2021[43].

Procès et condamnation

Quelques jours avant le procès prévu le , le journal Mediapart pointe le fait que peu de témoins ont été entendus, et que le mobile sexuel est écarté par le parquet de Paris sur la seule base des déclarations du prévenu[43]. Sophie Conrad dénonce des pressions qui auraient été exercés sur les enquêteurs[44], et son avocat, Arié Alimi, porte plainte pour « obstruction à la manifestation de la vérité [et] faux en écriture publique » contre le directeur de la police judiciaire et la procureure de Paris, pour être intervenus personnellement pendant la garde à vue[45].

Le procès est finalement renvoyé au pour complément d'expertises[45],[46]. Le , dans une interview pour le magazine Elle, Sophie Conrad soutient que Laurent Bigorgne serait protégé par des proches du pouvoir, car, dit-elle, « la justice a minimisé ce que j'ai subi : à croire qu'une affaire de violence sexuelle ne devait pas éclabousser un proche d'Emmanuel Macron, à quelques mois de l'élection présidentielle »[47]. Laurent Bigorgne comparaît pour « administration de substance nuisible », le mobile de « tentative de viol » n'étant pas retenu. Au terme du procès, qui souligne son addiction à la cocaïne, le procureur requiert contre lui 18 mois d'emprisonnement avec sursis probatoire[48].

Le , il est condamné à douze mois d'emprisonnement avec sursis et 2 000 € d'amende. Le tribunal correctionnel estime qu'il avait administré cette drogue « afin de commettre à son égard un viol ou une agression sexuelle », requalifiant ainsi les faits. En , il se désiste de son appel et est définitivement condamné[49].

Publications

  • Avec Alice Baudry et Olivier Duhamel, Macron, et en même temps…, Plon, 2017 (ISBN 978-2259259866) 306 p.
  • Avec Olivier Duhamel, Les Mots de Macron : petit dictionnaire de citations, Dalloz, 2019
  • Avec Olivier Duhamel, Les Mots du coronavirus, Dalloz, 2020

Notes et références

Liens externes

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