Lavars

commune française du département de l'Isère From Wikipedia, the free encyclopedia

Lavars est une commune française située dans le département de l'Isère, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Faits en bref Administration, Pays ...
Lavars
Lavars
Le pont de Brion.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Intercommunalité Communauté de communes du Trièves
Maire
Mandat
Alexandre Eyraud-Griffet
2020-2026
Code postal 38710
Code commune 38208
Démographie
Population
municipale
172 hab. (2023 en évolution de +16,22 % par rapport à 2017)
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 50′ 58″ nord, 5° 40′ 23″ est
Altitude Min. 484 m
Max. 1 080 m
Superficie 14,8 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Matheysine-Trièves
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Lavars
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Lavars
Géolocalisation sur la carte : Isère
Voir sur la carte topographique de l'Isère
Lavars
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
Voir sur la carte administrative d'Auvergne-Rhône-Alpes
Lavars
    Fermer

    Ses habitants sont dénommés les Lavardous[1].

    Géographie

    Situation et description

    L'Ébron vu depuis le pont de Brion.

    Lavars est un petit village de moyenne montagne essentiellement rural à vocation résidentielle. Son territoire se positionne au sud du département de l'Isère et de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

    Communes limitrophes

    Géologie

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[4] et est dans la région climatique Alpes du sud, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 850 à 1 000 mm, minimale en été[5]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 977 mm, avec 9,3 jours de précipitations en janvier et 0,6 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Monestier-de-Clermont à 8 km à vol d'oiseau[8], est de 9,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 062,6 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 39 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −24 °C, atteinte le [Note 1].

    Hydrographie

    Le territoire de la commune est situé à la confluence du Drac et de l'Ébron.

    Voies de communication et transports

    La commune est située à l'écart des grands axes de communication.

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Lavars est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[12] et hors attraction des villes[13],[14].

    Occupation des sols

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (54,2 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (55,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (54,2 %), prairies (18,8 %), terres arables (16,1 %), eaux continentales[Note 2] (6,3 %), zones agricoles hétérogènes (4,7 %)[15]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    Hameaux, lieux-dits et écarts

    Le Villarnet, hameau rattaché à Lavars, surplombe le lac artificiel du Monteynard et offre un accès escarpé à la retenue d'eau. Les lieux-dits les ormes, les Roussins sont également rattachés administrativement à la commune de Lavars.

    Risques naturels et technologiques

    Risques sismiques

    La totalité du territoire de la commune de Roissard est situé en zone de sismicité no 3 dite « modérée, » comme la plupart des communes de son secteur géographique. Elle se situe cependant au sud de la limite d'une zone sismique classifiée de « moyenne »[16].

    Davantage d’informations Type de zone, Niveau ...
    Terminologie des zones sismiques[17]
    Type de zoneNiveauDéfinitions (bâtiment à risque normal)
    Zone 3Sismicité modéréeaccélération = 1,1 m/s2
    Fermer

    Selon une édition du journal le Matin de l'époque, le , un séisme de moyenne ampleur a été ressenti par la population de Monestier-de-Clermont et de sa région[18].

    « Ce matin, vers 4 heures 45, la population de Monestier-de-Clermont a perçu une secousse assez forte qui s'est prolongée pendant une minute. On ne signale pas d'accident de personne. »

    Selon le réseau sismologique des Alpes (Sismalp), un séisme de magnitude 2,7 dont l'épicentre était situé au col des Mouilles le a été ressenti sur le territoire de Monestier-de-Clermont[19].

    Autres risques

    Toponymie

    Histoire

    Politique et administration

    Administration municipale

    Liste des maires

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données antérieures à 2001 ne

    sont pas encore connues.

    ? 1943
    (démission d'office)[20]
    Léon Chevillon ?  
    1983 2008 Jean Tatin   Agriculteur
    2014 en cours Alain Hermil-Boudin SE Retraité
    Fermer

    Jumelages

    Population et société

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[22].

    En 2023, la commune comptait 172 habitants[Note 3], en évolution de +16,22 % par rapport à 2017 (Isère : +3,2 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    348299338279345360364342301
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    316301300312308304300285248
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    222225206176165163160140120
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
    101100105104117113127129150
    Davantage d’informations - ...
    2017 2022 2023 - - - - - -
    148164172------
    Fermer
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[23] puis Insee à partir de 2006[24].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Enseignement

    La commune est rattachée à l'académie de Grenoble.

    Médias

    Historiquement, le quotidien régional Le Dauphiné libéré consacre, chaque jour, y compris le dimanche, dans son édition de Romanche et Oisans, un ou plusieurs articles à l'actualité de la communauté de communes, du canton, ainsi que des informations sur les éventuelles manifestations locales.

    La commune est située sur l'aire de diffusion de radio Ici Isère, une radio publique qui émet sur tout le territoire du département de l'Isère.

    Cultes

    L'église (propriété de la commune) et la communauté catholique de Lavars dépendent de la paroisse Notre-Dame d'Esparron (Relais du Mont-Aiguille), elle-même rattachée au diocèse de Grenoble-Vienne[25].

    Économie

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    Le pont et les ruines du château fort de Brion au XIXe siècle, illustrés par Victor Cassien (1808 - 1893).

    Patrimoine religieux

    Patrimoine civil

    • À l'entrée Nord du village, au lieu-dit des Faïsses[26], le manoir de Lavars est en cours de restauration. Sur la façade sud, une tourelle-escalier et des fenêtres à meneaux et demi-croisées attirent l'attention des passants. À l'intérieur, on trouve des plafonds à caisson et une cheminée décorée avec des fleurs de lys et on découvre le coussiège intérieur d'une des fenêtres. Les écuries se trouvent à côté du bâtiment principal. Plusieurs indices laissent à penser que sa construction remonte au XVIe siècle, mais son histoire est mal connue, des incendies successifs ayant détruit les archives communales[27],[28].
    • Le château fort de Brion, du XIIe siècle, se situait en position stratégique au-dessus du pont de Brion, avec le but de contrôler la voie de communication sur l'Ébron. Il était bâti à la place d'une construction en bois du siècle précédent, déjà site roman. Le château se composait d'une tour carrée, à l'origine de dix mètres de haut, dont il ne reste que la moitié, et de divers bâtiments secondaires, sur des terrasses en contrebas. Le complexe était entouré par un rempart. Un deuxième rempart enfermait le bourg castral de Brion et son église, dont il ne reste aucune trace. À l'époque des guerres de religion, le château fort de Brion a été le théâtre d'une bataille sanglante gagnée par les huguenots de Lesdiguières et du Cadet de Charance, qui s'opposaient aux catholiques de La Valette et du Baron des Adrets[27].
    • Le pont de Brion.

    Personnalités liées à la commune

    Héraldique

    Lavars possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles.

    Notes et références

    Voir aussi

    Related Articles

    Wikiwand AI