Le Bal des Laze (chanson)

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Face A Le Bal des Laze
Le temps a laissé son manteau
Face B Encore un mois, encore un an
Y'a qu'un ch'veu
Sortie
Enregistré Studio Hoche, Paris[1]
Le Bal des Laze
Description de cette image, également commentée ci-après
Michel Polnareff (ici en 1967).
Single de Michel Polnareff
extrait de l'album Le Bal des Laze
Face A Le Bal des Laze
Le temps a laissé son manteau
Face B Encore un mois, encore un an
Y'a qu'un ch'veu
Sortie
Enregistré Studio Hoche, Paris[1]
Durée 4:54
Genre Chanson française, pop
Format single 45 tours
Auteur Pierre Delanoë, Michel Polnareff
Compositeur Michel Polnareff
Label Disc'AZ

Singles de Michel Polnareff

Le Bal des Laze est une chanson de Michel Polnareff sortie en single en et extraite de l'album du même nom, sorti la même année.

Cette chanson est souvent considérée comme la plus aboutie de Michel Polnareff : « La mélodie au pas ample et élégant, le dialogue de l'orgue classique et de la basse électrique, l'ambiance du texte — mi-Lawrence, mi-Brontë —, tout est magnifique et révolutionnaire[2] », argumente un critique quarante ans après sa sortie.

Les paroles sont de Pierre Delanoë : elles racontent l'histoire d'un roturier amoureux d'une aristocrate anglaise, Jane de Laze, avec laquelle il aurait eu une liaison secrète. Jane doit épouser un jeune homme de son rang, union arrangée par ses parents (Lord et Lady de Laze). Ivre de jalousie, le narrateur assassine le fiancé de la jeune fille. À la veille d'être pendu pour son crime, il exprime son regret d'être empêché de supprimer le fiancé suivant de Jane. Les paroles entretiennent une certaine ambiguïté sur l'état mental du meurtrier, qui se qualifie lui-même de « fou que l'on toise ». Il semble s'agir d'un cas d'érotomanie, où le meurtrier fait étalage de sa haine des conventions de son époque, d'un projet criminel parfaitement insensé, et d'une certaine suffisance en demandant qu'on le « plaigne » de son sort.

La musique, très mélodieuse et solennelle, allie la guitare électrique à l'orgue classique, s'inspirent des productions de la musique pop anglaise de l'époque[3].

Le texte de la chanson prend une autre dimension quand on connait l’origine géographique de la branche maternelle de Michel Polnareff : Lennon, au centre du Finistère. Le pays des montagnes Noires. À quelques encablures, il y a une bourgade nommée Laz. Non loin de là, on trouve le château de Trévarez dont la construction s’est achevée à l’orée du XXe siècle, qui est situé au cœur de l’ancienne forêt de Laz. Dans le Barzaz Breiz, ouvrage de chants populaires collectés en Bretagne par Hersart de La Villemarqué au milieu du XIXe siècle, il y a un chant, Le Temps passé, qui est une gwerz de cette région de Cornouaille où il est aussi question d’un « comte du Laz ».[réf. nécessaire]

Discographie

Il existe deux pressages du single : la première est une édition en 45 tours quatre titres, paru en [4],[5] (également sorti en Allemagne[6]) et une seconde en 45 tours deux titres avec Le temps a laissé son manteau, d'une durée de trente-sept secondes, en face B[7].

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Notes et références

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