Le premier numéro du Balai paraît le avec le sous-titre «organe de la salubrité publique». La ligne éditoriale de ce journal satirique, qui s'adresse à «tous les royalistes marseillais et provençaux»[1], est explicitement «anti-républicaine»[2]. Ses bureaux sont initialement situés au 2 A de la rue Sainte-Pauline, à l'imprimerie de MM. Blanc et Bernard, avant de déménager au premier étage du no2 de la rue des Récolettes en [3].
Bimensuel, le journal devient hebdomadaire à partir du . Sa «une» est illustrée à partir du no6, daté du : Le Balai, «journal politique et satirique», est rebaptisé Le Balai illustré à partir du no13 du , qui commence une série de caricatures fournies par le dessinateur-vedette du Triboulet, J. Blass. La première de ces charges représente le maire républicain de Marseille, Jean-Baptiste «Tisté» Brochier, cible fréquente du Balais, dont le troisième numéro avait republié une compromettante odebonapartiste rédigée par Brochier trente ans auparavant (déjà republiée dans le Journal de Marseille du )[1].
Félix Morges, professeur de chimie et adjoint au maire de Marseille, par J. Blass (2 novembre 1882).
Les articles sont signés de pseudonymes ou de noms peu connus, malgré de rares exceptions, comme la nécrologie du général Ducrot rédigée par le comte Hélion de Barrême[4].
Le , le journal est condamné pour diffamation à l'encontre du député et conseiller général Victor Leydet[5]. Cette condamnation est confirmée en appel le mois suivant[6].
En 1884, les bureaux du journal sont situés au no31 de la rue de la Darse.
Après avoir cessé de paraître en 1884, Le Balai est relancé en 1888[8]. Cette seconde série prend fin au début de l'année suivante. Le titre est repris en 1891 pour un journal satirique nationaliste parisien dirigé par Charles Mordacq.