Le Bouif

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Alfred Bicard dit Le Bouif est un personnage de fiction créé par Georges de La Fouchardière le à l'occasion d'une rubrique humoristique qu'il rédige dans La Liberté et qui devient le sujet du roman à succès Le Crime du Bouif publié en 1913[1],[2],[3].

Ce personnage comique fut l'argument de plusieurs adaptations littéraires, théâtrales et cinématographiques jusqu'en 1952.

Bouif ou bouiffe est un mot provenant de l'argot parisien utilisé depuis la fin du XIXe siècle, entre autres gnafs, gniafs ou pontifes, pour désigner le cordonnier de basse condition[4],[5],[6],[7]. La profession de cordonnier étant elle-même déconsidérée, le terme bouif renvoi à la classe sociale d'un individu plutôt qu'à la profession qu'il exerce et suffit à le caractériser sans le nommer[8],[9],[10].

La figure du Bouif fait l'objet de plaisanteries moquant sa naïveté, sa candeur, etc.[11],[12],[13].

Alfred Bicard, dit Le Bouif

« (...) mon ami Bicard, dit le Bouif, est un honorable travailleur qui exerce théoriquement un métier manuel, mais qui est en grève depuis un trop grand nombre d'années pour se rappeler au juste lequel. »

 Georges de La Fouchardière, La Liberté, 8 février 1911

D'une naïveté prétexte pour l'auteur à illustrer de manière comique dans la presse des thèmes comme la politesse, le recensement de la population ou la religion, Alfred Bicard, un marchand de tuyaux aux courses hippiques, sera finalement mis en scène en 1913 dans un roman policier de fantaisie où sa candeur naturelle se verra confrontée à l'atrocité d'un crime de sang.

Le Bouif dans la presse écrite

Alors que le personnage du Bouif n'apparaît qu'occasionnellement dans les Chroniques Fantaisistes que Georges de La Fouchardière rédige à partir de 1910 pour différents journaux, il en devient rapidement l'unique sujet et face à l'engouement du public, l'auteur vend au plus offrant l'exclusivité d'une série généralement dominicale de près de 120 épisodes que l'on suit au rythme des supports changeants qui la publient.

  • Chroniques Fantaisistes dans La liberté, les , et .
  • Reprise de la Chronique Fantaisiste du qui fait naître Alfred Bicard dans la France de Bordeaux et du sud-ouest, le .
  • Chronique Fantaisiste hebdomadaire dans La liberté, du au .
  • Chroniques Fantaisistes dans La Lecture, les et .
  • Chroniques Fantaisistes mensuelles dans la France de Bordeaux et du sud-ouest, du au .
  • Contes du petit parisien dans Le Petit Parisien, les et
  • Chronique Fantaisiste mensuelle à bimensuelle dans La liberté, du au .
  • Le Bouif Voyage - Lettre à Ugénie dans l'hebdomadaire illustré En Route, les 14, 21 et .
  • Chronique Fantaisiste hebdomadaire dominicale du Bouif à la Une de L'Heure, du au .


À son entrée au Canard enchaîné, Georges de La Fouchardière anime une chronique satirique hebdomadaire intitulée La chronique du Bouif.

  • Le quotidien L'Heure diffuse Le Crime du Bouif en feuilleton en février-mars 1917.
  • L'hebdomadaire La Vague publie en Une le un extrait de Le Bouif tient pour remplacer avantageusement le vide laissé par la censure de l'article de tête.
  • L'hebdomadaire La Vague publie en mai-juin 1921 Le Crime du Bouif en feuilleton

Le Bouif en littérature

Tous les ouvrages sont de Georges de La Fouchardière :

  • Le Crime du Bouif, Librairie des Lettres, 1913
  • Bicard dit Le Bouif, La Renaissance du Livre, coll. « In Extenso » no 66, 1916
  • Le Bouif tient, La Renaissance du Livre, coll. « In Extenso » no 98, 1917
  • La Résurrection du Bouif, L'Œuvre, 1922
  • Son Excellence Le Bouif, Ferenczi & fils, 1923
  • Le Bouif errant, J. Ferenczi et fils, 1926 (en collaboration avec Félix Celval)[14]
  • Le Bouif chez mon curé, Albin Michel, 1928 (en collaboration avec Clément Vautel)

Le Bouif au théâtre

Principalement[15]:

Le Bouif au cinéma

Le Bouif en film-fixe

Les interprètes du personnage du Bouif

Notes et références

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