Le Cercueil
commune française du département de l'Orne
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Le Cercueil est une commune française, située dans le département de l'Orne en région Normandie, peuplée de 145 habitants[Note 1].
| Le Cercueil | |
L'église Notre-Dame. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Orne |
| Arrondissement | Alençon |
| Intercommunalité | Communauté de communes des Sources de l'Orne |
| Maire Mandat |
Stelliane Bettefort 2020-2026 |
| Code postal | 61500 |
| Code commune | 61076 |
| Démographie | |
| Population municipale |
145 hab. (2023 |
| Densité | 11 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 35′ 52″ nord, 0° 01′ 26″ est |
| Altitude | Min. 232 m Max. 373 m |
| Superficie | 13,23 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Alençon (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Sées |
| Législatives | Première circonscription |
| Localisation | |
| modifier |
|
Géographie
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Thouane, le fossé 01 du Parc au Coq[3], le ruisseau d'Aprel[4], le ruisseau de Blanchelande[5], le ruisseau des Vallées[6] et le ruisseau du Cercueil[7],[8],[Carte 1].
La Thouane, d'une longueur de 18 km, prend sa source dans la commune de Tanville, dans la forêt d'Écouves près du hameau des Bruyères, et se jette dans l'Orne à Mortrée, après avoir traversé quatre communes[9].
Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : l'étang de Blanchelande, d'une superficie totale de 3,7 ha (0,88 ha sur la commune)[Carte 1],[10].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[11]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[12]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique et le climat océanique altéré[13] et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté[14]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[15],[16].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 797 mm, avec 12,6 jours de précipitations en janvier et 7,5 jours en juillet[11]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Argentan à 17 km à vol d'oiseau[17], est de 11,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 691,9 mm[18],[19]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,2 °C, atteinte le ; la température minimale est de −14,7 °C, atteinte le [Note 3].
Urbanisme
Typologie
Au , Le Cercueil est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[20]. Elle est située hors unité urbaine[21]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Alençon, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[21]. Cette aire, qui regroupe 89 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[22],[23].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (60,4 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (60,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (52,2 %), forêts (39,6 %), terres arables (8,2 %)[24]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
Histoire
Politique et administration
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[27]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[28].
En 2023, la commune comptait 145 habitants[Note 5], en évolution de +5,84 % par rapport à 2017 (Orne : −2,88 %, France hors Mayotte : +2,36 %). Le Cercueil a compté jusqu'à 477 habitants en 1806.
Économie
Lieux et monuments
- Église Notre-Dame-de-la-Visitation (XIXe siècle).
- Menhir de la Tremblaie.
- Manoir du Vieux Logis : manoir seigneurial du XIIe siècle[réf. nécessaire], avec tour d'escalier, colombier, pressoir à longue étreinte, douves et étang.
Activité et manifestations
Personnalités liées à la commune
- Joseph Lefrou né au Cercueil le mort à Blois le , prêtre, médecin et botaniste. Il est l'auteur d'un Tableau indicatif de la commune du Cercueil (2 registres manuscrits rédigés vers 1796-1797 et conservés dans les archives municipales) et d'un Catalogue des plantes de Loir-et-Cher publié en 1836. Curé de Fontaines-en-Sologne de 1809 à 1819 et de Cour-Cheverny de 1820 à 1838, l'herbier qu'il avait constitué tout au long de son ministère fait aujourd'hui partie des collections du Jardin des Plantes d'Angers[31],[32].
