Le Conte du monde flottant
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| Titre original | Ukiyo Monogatari |
|---|---|
| Réalisation | Alain Escalle |
| Scénario | Alain Escalle |
| Musique | Cécile Le Prado |
| Acteurs principaux |
Yūko Nakamura Takuji Suzuki Kakuya Ohashi |
| Sociétés de production | Mistra Films, Mistral Japan |
| Pays de production |
|
| Genre | Drame, Animation |
| Durée | 24 minutes |
| Sortie | 2001 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Le Conte du monde flottant (浮世物語, Ukiyo Monogatari, AKA The tale of the floating world) est un film franco-japonais d'Alain Escalle sorti en 2001. Le scénario est signé par le réalisateur qui retrace à travers ce film son expérience rapporté de ses voyages au Japon pendant dix années.
Retraçant la journée du à Hiroshima avant et après les bombardements atomiques, le film utilise l'art japonais sous forme d'animations hybrides par glissements visuels des codes traditionnels de la narration cinématographique. Le conte du monde flottant se présente à la fois comme une fiction expérimentale évoquant le Japon, la guerre et les mutations d'un monde en transformation, ou comme un poème de vie et de mort.
Le court métrage est présenté en sélection officielle au Festival Imagina en 2002, il remporte le Grand Prix 2002 devant les longs métrages en compétition cette année là dans la même catégorie: Shrek, Le Seigneur des anneaux, Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain. Grace à cette récompense, le film aura une longue carrière parsemée de prix prestigieux et sera présenté en 2006 durant treize jours devant deux cent mille spectateurs en première partie des spectacles concerts Avant que l'ombre... À Bercy de la chanteuse française Mylène Farmer au Palais omnisports de Paris-Bercy où il termine une carrière de six années en Festivals.
Hiroshima. Au matin du , une lumière éblouissante envahit les côtes du monde flottant. Un homme se souvient de l'enfant qu'il était avant que la lumière ne tonne. Avant que le monde ne se trouble. Il se souvient du choc, du souffle violent. Des corps qui s'étirent dans la douleur, les rêves du Japon passé dans le monde présent, des visions du futur dans le monde passé. L'enfant grandit.
La première partie du film présente à la façon d'un film d'animation traditionnelle et hybride un art Japonais qui se décline en danse Kabuki, travail d'estampes, et animation magiques d'images de paravent dorés. La seconde partie bascule dans le monde des ruines d'Hiroshima, où les survivants des retombées des bombardements atomiques d'Hiroshima et Nagasaki sont représentés au travers de la danse contemporaine Butō. les corps dénudés s'exposent ainsi dans la seconde partie du film aux mutation du monde. La princesse de la période Heian du début du film, progresse lentement comme dans une folie douce dans les décombres d'Hiroshima alors que les premiers effets des radiations se font entrevoir.
La voix du narrateur est celle du protagoniste alors enfant qui grandit et se transforme en adulte de par l'effet des mutations de la bombe.
Fiche technique

- Titre : Le Conte du monde flottant
- Réalisation : Alain Escalle
- Scénario et dialogues : Alain Escalle
- Haïku : Yo Ota
- Caméra : Bunkou Hamaguchi et Alain Escalle
- Montage : Franck Magnant
- Musique : Cécile Le Prado avec des emprunts à la comptine traditionnelle japonaise Ame
- Effets visuels numériques : Alain Escalle, assistés de Philippe frêre
- Chorégraphie : Kakuya Ohashi, Yuko Nakamura
- Costumes : NHK
- Mixage Son : Eric Lesachet, Studio Yellow Cab Paris
- Directeurs de production : Sacha Kamenka et Shirakawa Takeo
- Producteurs : Naoyuki Kibé et Akira Mizuyoshi
- Secrétaire de production : Mayumi Chijiwa, Satie Burgio
- Société de production : Mistral Films, Mistral Japan
- Laboratoire (copie film) : Laboratoire GTC Joinville
- Pays de production :
France,
Japon - Langue : Japonais
- Genre : Drame, Cinéma expérimental
- Durée : 24 minutes
- Copie de diffusion : DCP, 2K
- Son : 5.1
- Format : 1.77 - Couleur
- Date de sortie :
- France :
Distribution
- Yūko Nakamura : « La femme du passé »
- Ryoya Kobayashi : « Hiroyuki enfant »
- Kakuya Ohashi : « Hiroyuki adulte »
- Takuji Suzuki : « Le samouraï »
Production
Scénario : Des sources documentaires vers une fiction d'animation expérimentale
Le Conte du monde flottant est un film d'animation hybride mêlant personnages réels filmés au Japon évoluant dans des décors imaginaires crées de façon numérique. Le film est un mélange de techniques à l'époque naissantes numériques ou plus traditionnelles (film, vidéo, photo, Dessin, images de synthèses, etc.).
L'histoire est une évocation libre et surréaliste du Japon et de la bombe atomique, sous la forme d'un conte imaginaire, cruel et enfantin. Des visions sombres, légères, calmes ou bien agitées par les étranges phantasmes d'un monde en mutation.
Le scénario et la structure du film Le Conte du monde flottant est construit autour du déploiement scientifique de la bombe atomique et ses effets sur l'homme et le monde : le largage, l'impact, le souffle, un raz de marée, la pluie noire puis les mutations des corps, les maladies et la transformation d'un monde à jamais changé.

Production et tournage

Le film est une coproduction de deux compagnies françaises et japonaises, puis d'une compagnie de post-production Française T.E.V.A accueillant le réalisateur pour ses recherches visuelles et la fabrication du film.
Un premier tournage à petit budget a lieu à Tokyo en 1998 dans un studio de photographe mettant en scène deux personnages représentant les archétypes de deux samouraïs en confrontation durant une séquence de bataille au Moyen Âge.
Le second tournage en 1999 prend place dans la banlieue proche de Tokyo, et réunit les rôles principaux attribués à un acteur pour chaque séquence, ainsi qu'une troupe de figurants.
Le financement trouvé est néanmoins bien fragile pour les deux années que prennent la fabrication du film : l'ensemble du tournage est filmé sur fond bleu par une équipe technique d'étudiants japonais d'université d'art, leurs professeurs et avec des caméras DV et Betacam analogique (Sony). Les rushes tournés sont ensuite transférés sur bandes digitales D1 par le laboratoire Sony PCL, puis envoyés en France pour la post-production en image numérique sur les logiciels Flame et Inferno (Discreet, depuis Autodesk). L'ensemble du film est alors fabriqué et monté numériquement par le réalisateur qui prend une année sabbatique pour se consacrer seulement à la réalisation du film.
