Le Démon au féminin
From Wikipedia, the free encyclopedia
Saïd Amrane
Ahmed Benaïssa
Fatiha Berber
Djamila Haddadi
| Titre original | Le Démon au féminin |
|---|---|
| Réalisation | Hafsa Zinaï Koudil |
| Scénario | Hafsa Zinaï Koudil |
| Acteurs principaux |
Doudja Achachi Saïd Amrane Ahmed Benaïssa Fatiha Berber Djamila Haddadi |
| Sociétés de production | ENPA (Établissement National de Production Audiovisuelle) |
| Pays de production |
|
| Genre | Film dramatique |
| Sortie | 1993 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Le Démon au féminin est un film algérien écrit et réalisé par Hafsa Zinaï Koudil, généralement daté de 1993. Le film traite d'une histoire vraie et aborde la violence faite aux femmes et les pratiques d'« exorcisme » commises par des groupes fondamentalistes dans l'Algérie des années 1990[1].
Le film reçoit le prix du public lors du festival international du film d'Amiens en 1994.
En Algérie, en pleine montée de l'intégrisme au début des années 1990, Ali, un père de famille, se laisse convaincre que sa femme est possédée par un « démon ». Il accepte alors des pratiques d'exorcisme violentes qui plongent son épouse dans un cauchemar. Le film suit le calvaire de la femme et le combat silencieux des Algériennes confrontées à la violence religieuse et sociale[2].
Fiche technique
- Réalisation : Hafsa Zinaï Koudil[3]
- Scénario : Hafsa Zinaï Koudil.
- Production : ENPA[4].
- Pays d'origine :
Algérie - Genre : Film dramatique
- Année : 1993
Distribution
Production et contexte
Le tournage a eu lieu entre et , principalement en 16 mm, destiné initialement à la télévision algérienne (RTA)[9]. Le projet a bénéficié d’une subvention publique, soutenue par des intellectuels tels que Tahar Djaout, mais sa diffusion fut ensuite bloquée en Algérie en raison du climat politique et des pressions exercées[10].
Diffusion et controverses
À la suite du montage final, les autorités ont refusé la diffusion nationale. Hafsa Zinaï Koudil a reçu des menaces et a dû s’exiler temporairement[11]. Cette censure s’explique par le caractère sensible du sujet : l’exorcisme violent d’une femme ayant refusé le port du voile, inspiré d’un fait réel en 1991 à Alger[12],[13] ses agresseurs ont reçu une condamnation symbolique[14]. L’absence de sortie vidéo commerciale stable rend les copies du film rares : il circule principalement via des projections universitaires et des festivals[15].
Festivals et prix
Privé de sortie en Algérie, le film a circulé à l’étranger. Il a été projeté au festival international de films de femmes de Créteil et au festival international du film d'Amiens où il a remporté le Grand Prix du public[16],[13],[17]. Ces présentations ont permis au film de gagner une reconnaissance critique internationale malgré l’absence de distribution commerciale[18].