Henri Martineau
éditeur français
From Wikipedia, the free encyclopedia
Henri Martineau, né le à Coulonges-sur-l'Autize[1] et mort le à Paris[2], est un médecin, critique littéraire et un journaliste français.
| Adjoint au maire Coulonges-sur-l'Autize |
|---|
| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 75 ans) 12e arrondissement de Paris |
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activités |
| Membre de | |
|---|---|
| Genre artistique | |
| Distinctions | Liste détaillée |
Biographie
Henri Fernand Arthur Martineau est le fils de Jean Ferdinand Edmond Martineau, docteur en médecine, et Henriette Augustine Berthe Valentine Girard2. Ses études le conduisent à obtenir à son tour le doctorat en médecine et il succède à son père comme médecin en 1907 (jusqu'en 1921). Conseiller municipal, il siège dans l'opposition au maire. Il fait paraître en 1905 un recueil de poésie chez Léon Clouzot à Niort, Les Vignes Mortes. Ses autres recueils sont Mémoires (1906), Acceptation (1907).
Martineau est le créateur de la revue littéraire Le Divan, dont le premier numéro est paru à Coulonges-sur-l'Autize en . Exempté de service militaire et non mobilisé, il donne durant la guerre des soins gratuits aux trois hôpitaux annexes de la Croix-Rouge installés à Coulonges-sur-l'Autize, Ardin et Champdeniers2.
Après la guerre il s'établit libraire et éditeur à Paris (1921). Il publie et reste jusqu'à sa mort directeur de sa revue, qui allait devenir le rendez-vous de l’école fantaisiste.
Il est le promoteur de Stendhal au XXe siècle, qu'il édite, et de Paul-Jean Toulet, de Francis Carco et autres poètes selon son cœur, en leur consacrant de petits livres dont le meilleur est sans doute sa Vie de Paul-Jean Toulet (1921). Avec son ami Eugène Marsan, il est également l'un des critiques littéraires de l'Action française et de la Revue critique des idées et des livres.
Le Divan

Henri Martineau s'associé à Jean Rivain pour fonder le périodique Le Divan, publié à Coulonges-sur-l'Autize, dont il sera le directeur. Bimensuel (sauf quelques exceptions), il parut de janvier-février 1909 à juillet-décembre 1958. De à , Le Divan contient une section séparée intitulée le « Journal de Francis Jammes ».
Proche de la ligne éditoriale de la Revue critique des idées et des livres fondée par Eugène Marsan et Jean Rivain, Le Divan est une revue littéraire se réclamant des idées de Charles Maurras et de L'Action française. Ce périodique défendait un néo-classicisme littéraire dérivé de l'École romane et proche des conceptions de Pierre Lasserre et de Henri Clouard. Par l'intermédiaire d'Henri Martineau, Le Divan contribua à la redécouverte de Stendhal et à la notoriété de Paul-Jean Toulet ; il resta attaché à la tradition face à la montée des avant-gardes.
Il existait également une librairie, elle aussi tenue par Henri Martineau et portant le même nom, à l'angle de la rue Bonaparte et de la rue de l'Abbaye, dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés à Paris ; devenue propriété de Gallimard, elle ferma en 1997 pour se réimplanter dans le 15e arrdt[3].
Travaux (une sélection)
Monographies
- L'Itinéraire de Stendhal, Paris 1912
- La Vie de P.-J. Toulet, Paris 1921
- Louis Thomas, Paris 1922
- L'Œuvre de Stendhal. Histoire de ses livres et de sa pensée, Paris 1945, 1951, 1966
- Petit dictionnaire stendhalien, Paris 1948
- Le Calendrier de Stendhal, Paris 1950
- Le Cœur de Stendhal. Histoire de sa vie et de ses sentiments, 2 Bde., Paris 1952-1953, 1983
Editions
- (ed.) Paul-Jean Toulet, Les Contes de Béhanzigue, Paris 1920
- (ed.) Les Contrerimes de P.-J. Toulet, Paris 1921
- (ed.) Stendhal, Le Rouge et le noir, Paris 1925; Pléiade, 1932; Bibliothèque classique de Cluny, 1937; Classiques Garnier 1939
- (ed.) Stendhal, La chartreuse de Parme, Paris 1927, Pléiade, 1933, Bibliothèque classique de Cluny, 1940; Classiques Garnier 1942
- (ed.) Stendhal, Vie de Henri Brulard, Paris 1927, Nouvelle édition: Vie de Henry Brulard 1949 ; Classiques Garnier 1953 ; Pléiade1955
- (ed.) Souvenirs d’égotisme, Paris 1927, 1941, 1950; Pléiade, 1955
- (ed.) Stendhal, Lucien Leuwen, Paris 1934 (Pléiade), Monaco 1945
- (ed.) Mérimée, Roman et nouvelles, Paris 1934 (Pléiade)
- (ed.) Stendhal, Romans et nouvelles, 2 Bde., Paris 1947 (Pléiade)
- (ed.) Stendhal, Armance, Paris 1950 (Classiques Garnier)
- (ed.) Stendhal, De l’amour, Paris 1959 (Classiques Garnier)
- (ed. aevc Victor Del Litto) Stendhal, Correspondance, 3 tomes, Paris 1962-1967-1968
Décoration
Officier de la Légion d'honneur (décret du 8 novembre 1949 ; nommé chevalier par décret du 21 janvier 1932. Dans les deux cas il fut décoré au titre "d'homme de lettres")[4].
Postérité
Un collège porte son nom à Coulonges-sur-l'Autize.
