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Le Grand Échiquier (livre)

livre de Zbigniew Brzeziński publié en 1997 From Wikipedia, the free encyclopedia

Le Grand Échiquier : l'Amérique et le reste du monde (en anglais : The Grand Chessboard: American Primacy and Its Geostrategic Imperatives) est un livre de géopolitique écrit par Zbigniew Brzeziński et publié en 1997.

Titre original
The Grand Chessboard: American Primacy and Its Geostrategic Imperatives
Faits en bref Titre original, Langue ...
Le Grand Échiquier :
l'Amérique et le reste du monde
Titre original
The Grand Chessboard: American Primacy and Its Geostrategic Imperatives
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Il promeut une géostratégie visant à assurer la domination des États-Unis sur la scène internationale, en isolant et affaiblissant tout acteur qui cherche à obtenir la domination sur l'Eurasie. L'analyse de l'auteur est centrée sur l'Asie centrale et le monde post-soviétique.

Présentation générale

Le Grand échiquier est un livre prospectif[1]. L'auteur reprend les thèses d'Halford John Mackinder et de Nicholas Spykman au sujet de l'Eurasie comme centre de la géopolitique mondiale[2]. Brzezinski souligne tout au long du livre l'importance du Heartland, c'est-à-dire de la zone à cheval entre l'Europe et l'Asie. D'après lui, « quiconque contrôle l'Eurasie, contrôle la planète ». Il pointe du doigt ce qu'il appelle les « Balkans eurasiens », zone stratégique composée de l'Arménie, l'Azerbaïdjan, la Géorgie, l'Afghanistan, le Kazakhstan, le Kirghizstan, l'Ouzbékistan, le Tadjikistan et le Turkménistan[3].

Zbigniew Brzezinski a écrit plusieurs livres de géopolitique durant la guerre froide. Il profite de la dislocation de l'URSS pour proposer une synthèse nouvelle de sa pensée géopolitique, accompagnée de préconisations à l'attention des décideurs américains[4].

Réception

Critiques positives

Helmut Schmidt publie une revue du livre lors de sa sortie, et écrit qu'il s'agit « d'un livre qui doit être lu et pris au sérieux »[5].

Le Monde, sous la plume d'Alain Frachon, chronique le livre à sa sortie et le qualifie de « synthèse magistrale ». Il note qu'il « tranche sur l'à-peu-près médiatique quotidien, le fast-food politico-journalistique habituellement servi quand il s'agit d'analyser le monde de l'après-guerre froide »[6].

Justin Vaïsse soutient que le livre de Brzezinski ne peut être ignoré si l'on souhaite comprendre la politique étrangère américaine après la chute de l'URSS[7]. Gérard Chaliand souligne que « dans Le grand échiquier, Brzezinski donne une remarquable analyse des sphères d’intérêts qui sont essentielles à la pérennité de l’hégémonie américaine. Il le fait sans céder aux sirènes de l’air du temps, avec une rigueur qui l’honore. Cet ouvrage est ce qu’on peut lire aujourd’hui de plus intéressant sur l’avenir probable des États-Unis et du reste du monde »[8].

Critiques négatives ou mitigées

Le livre est chroniqué par le New York Times, qui en donne une critique plutôt mitigée. La critique écrit que le livre de Brzezinski, s'il peut être lu par n'importe quel dirigeant, fait des préconisations difficiles à appliquer[4]. Foreign Affairs considère l'ouvrage « lucide », mais soutient que l'auteur ne fait pas assez de cas de la Russie, et n'admet pas combien ses préconisations pourraient la heurter[9].

Influence

Pascal Marchand, dans son Atlas géopolitique de la Russie, soutient que la politique étrangère des États-Unis sous la présidence de Bill Clinton « reprend les principes de la doctrine Brzezinski », telle qu'exposée dans le livre. Cela expliquerait la volonté américaine d'intégrer les pays de l'ancien bloc soviétique dans l'OTAN[10].

Christophe Réveillard, dans l'ouvrage Géopolitique de la Russie, étend cette application de la "doctrine Brzezinski" par l'Union européenne au moins depuis la crise des Balkans et plus visiblement depuis les évènements de l'année 2014 en Ukraine[11].

Notes et références

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