Le Mesnil-Thomas

commune française du département d'Eure-et-Loir From Wikipedia, the free encyclopedia

Le Mesnil-Thomas est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre-Val de Loire.

Faits en bref Administration, Pays ...
Le Mesnil-Thomas
Le Mesnil-Thomas
Église Saint-Barthélemy.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Dreux
Intercommunalité Communauté de communes des Forêts du Perche
Maire
Mandat
Laurent Bourgeois
2020-2026
Code postal 28250
Code commune 28248
Démographie
Population
municipale
335 hab. (2023 en stagnation par rapport à 2017)
Densité 21 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 36′ 02″ nord, 1° 05′ 48″ est
Altitude Min. 168 m
Max. 224 m
Superficie 16,34 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Saint-Lubin-des-Joncherets
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Le Mesnil-Thomas
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Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par le ruisseau de Saint-Cyr et divers autres petits cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable composé d'un site Natura 2000 et une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Le Mesnil-Thomas est une commune rurale qui compte 335 habitants en 2023, après avoir connu un pic de population de 741 habitants en 1800.

Géographie

Situation

La commune se situe dans le Thymerais, une région du Perche.

Communes limitrophes

Communes limitrophes du Mesnil-Thomas
Louvilliers-lès-Perche Maillebois
du Mesnil-Thomas
Senonches Jaudrais

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[3] et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à 150 mm) et un hiver froid (3,5 °C)[4]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 666 mm, avec 10,9 jours de précipitations en janvier et 0,8 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Senonches à 6 km à vol d'oiseau[7], est de 10,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 817,0 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,5 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −15 °C, atteinte le [Note 1].

Urbanisme

Typologie

Au , Le Mesnil-Thomas est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[10]. Elle est située hors unité urbaine[11] et hors attraction des villes[12],[13].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (76,2 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (76,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (74,1 %), forêts (20,2 %), zones urbanisées (3,6 %), prairies (2,1 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs

Le territoire de la commune du Mesnil-Thomas est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses[15]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[16].

Risques naturels

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment le ruisseau de Saint-Cyr. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1999[17],[15].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux duMesnil-Thomas.

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des affaissements et effondrements liés aux cavités souterraines[18]. L'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[19].

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 61,5 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (52,8 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 225 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 169 sont en aléa moyen ou fort, soit 75 %, à comparer aux 70 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[20],[Carte 2].

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1999[15].

Risques technologiques

Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à 350 m, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[21].

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Masnilium Thomæ en 1215 (charte de l’abbaye Saint-Père-en-Vallée) Menilium-Thomæ, vers 1250 (pouillé)[22].

Mesnil, toponyme ou élément de toponyme très utilisé dans le nord de la France et en Belgique, mesnil désignait jusqu'à l'Ancien Régime un domaine rural. La langue d'oïl a produit maisnil[23]. Les Mesnil sont généralement différenciés par un anthroponyme.

Histoire

Politique et administration

Liste des maires

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1983 2016[24] Nicole Lahouati[25] DVD Retraitée
Ancienne vice-présidente de la communauté de communes du Perche senonchois[26]
juin 2016 en cours Laurent Bourgeois[27],[28]   Agriculteur sur moyenne exploitation
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Politique environnementale

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[29]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[30].

En 2023, la commune comptait 335 habitants[Note 2], en stagnation par rapport à 2017 (Eure-et-Loir : −0,02 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
672741739693669697672643606
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
543530508453409420421426409
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
417403400344367326313353380
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
333301254286250290324349338
Davantage d’informations - ...
2021 2023 - - - - - - -
334335-------
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De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[31] puis Insee à partir de 2006[32].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

Manifestations culturelles et festivités

Économie

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

  • Le Mesnil-Thomas, limitrophe de Senonches, possède une partie du massif forestier du même nom ;
  • Église Saint-Barthélemy.

Personnalités liées à la commune

  • Philippe Beaussant (1930-2016), élu le 15 novembre 2007 à l'Académie française[réf. nécessaire][pourquoi ?].
  • Isabelle Brel (troisième fille de Jacques Brel), née en 1958, vient y vivre en 2004 pour créer le centre équestre d'Oakland Reining Horses[33].
  • Marie Baron[34] (1703-?) Née dans une extrême pauvreté, elle prit le chemin de Paris, puis fut déporté vers la colonie de Louisiane où elle débarqua à Mobile. Elle y épousa Jean Roussin avec qui elle s'installa à Natchez près du Fort-Rosalie où ils fondèrent un riche établissement agricole. Elle y perd son mari et son fils lors de l'attaque du fort par les Natchez qui l'emmène captive. Libérée en 1730, elle épouse la même année dans l'église Saint-Louis de la Nouvelle-Orléans, Dumont de Montigny, officier français et fils d'un éminent avocat du Parlement parisien. Elle retourne ensuite en France avec lui en 1737 avant de voyager à partir de 1754 vers des avant-postes coloniaux français aussi éloignés que l'île Bourbon puis Pondichéry, en Inde.

Voir aussi

Articles connexes

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Liens externes

Notes et références

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