Le Palace (Épernay)
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[[Le Palace (Épernay)]] dans les articles relatifs au sujet.Le Palace est une salle de cinéma, ainsi qu'une salle de spectacle située à Épernay. Il a été inauguré le .
Débuts du cinéma à Épernay
Dès le début du XXe siècle et l'invention du procédé cinématographique Lumière, plusieurs salles ouvrent à Épernay. Les représentations sont interdites dans la salle des fêtes dès 1910[1], après un incendie. Un cinéma, la salle Fonte, ouvre rue des Jancelins en 1912, et un autre existe à Magenta avant 1919. Le propriétaire de ces deux salles, Lévy-Cavaignac, ouvre la salle du Tivoli en 1919.
Débuts du Palace
À ses débuts, le Palace se compose d'une seule salle de réception, comportant jusque 1300 sièges de qualité variable, allant de strapontins à 14 loges[2]. Un bar-fumoir « à l'américaine » se trouve derrière les sièges et, fait rare pour l'époque, le projectionniste se trouve dans une salle de projection isolée de la salle[3]. Cependant, dès le , Louis-Philippe Ponceau (qui se fait appeler Harry Philipp) présente sa démission. C'est un dénommé Maxime Grandperrin qui lui succède, qui a été l'objet d'une affaire judiciaire, accusé en 1911 d'avoir volé des films et une lanterne de projection à un des concurrents de son American-Théâtre parisien. Un de ses associés est Henri Ténégal, dont la famille possédera le cinéma jusqu'aux années 1990.
Période Ténégal
Henri Ténégal prend la direction du cinéma et place son fils Marius en tant qu'adjoint. En plus des projections régulières, le Palace est une salle de spectacles produisant des opérettes, des opéras comiques ou encore des spectacles de cabaret, alors que le théâtre n'est pas encore remis des dégradations suies à cause de la Première Guerre mondiale. Divers meetings politiques y prennent aussi place, comme le Congrès des Fédérations des mutilés et des prisonniers de guerre[4]. Grandperrin, écarté, se verra quelques années plus tard arrêté de nouveau à Lyon pour un vol de voiture et de films.
En 1928, Henri étant malade, Marius le remplace à la direction du Palace. La décennie 1930 est marquée par plusieures epérimentations, commençant avec l'installation d'un projecteur sonore en 1931, ainsi que la projection du film en Technicolor Masques de cire en 1933 en même temps qu'au Grand Rex, et celle d'Audioscopiks (en), utilisant la technique anaglyphe. Le film en couleurs du Couronnement de George VI et d'Elizabeth Bowes-Lyon y est aussi projeté le lendemain de l'évènement, de même que d'autres reportages.
Henri meurt en 1943 ; le cinéma est rénové en 1946, une fois les difficultés financières causées par la Seconde Guerre mondiale passées.
Marius meurt en 1960 et sa fille, Monique, reprend la gestion du cinéma. Elle rachète aussi ses deux plus gros concurrents les cinémas sparnaciens Rex et Tivoli, lui assurant un monopole sur le cinéma sparnacien dès 1975. Le Rex, renommé Club, ferme en 1985, puis le Tivoli en 1986 dû aux travaux nécessaire à la construction du collège Jen-Monnet voisin
En 1979, le Palace devient un complexe de trois salles. Une quatrième ouvre en 1985.
Période Brouiller
Monique Ténégal prend sa retraite en 1999, revendant son cinéma à Patrick Brouiller. Une salle supplémentaire est inaugurée en 2000, et une autre en 2001. Le cinéma est rénové de nouveau 2012, passant au tout-numérique, puis en 2019 pour préparer son centenaire, ouvrant une septième salle.
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie
- Pierre Guy, Le Palace Épernay : Un siècle de cinéma, éditions Le Pythagore, (ISBN 978-2-37231-077-2)

- Hélène Nouaille, « Retour sur l’âge d’or des cinémas à Épernay »
, sur lunion, (consulté le ) - « Les 100 ans du cinéma Le Palace à Épernay en cinq dates phares », sur lunion.fr,
