Pierre Benoit livre, au détour d'un récit, une phrase qui donne un semblant d'unité à plusieurs ouvrages de son œuvre : citant les amis de Gaspard Hauser et Raphaël Saint-Sornin, Pierre Benoit cite « François Gérard, Ribeyre, Surville, Mouton-Massé, Vignerte, Dumaine et les autres »[1]. Or ces noms se retrouvent dans d'autres romans de Pierre Benoit : Le jeune professeur Raoul Vignerte est ainsi le héros de Kœnigsmark (dans lequel se trouverait aussi cité un Ribeyre) ; Dumaine est le héros d'Axelle ; François Gérard celui de La Chaussée des Géants.
Une telle énumération se trouve également dans Le Déjeuner de Sousceyrac :
"(...)Dis-moi ce petit salon ne te rappelle rien ?
Jean hocha la tête.
-Penses-tu que j'ai oublié ? c'est celui où nous avait invité le pauvre Vignerte, il y a 15 ans, la veille de son départ pour l'Allemagne. Que sont-ils devenus ce qui étaient réunis ici ce soir-là ?
-Ribeyre et Surville, comme lui ont été tués, dit Philippe.
-Oui et Domèvre aussi, il y a trois ans au Djebel Druze. Il reste François Gérard, qui vient d'être chargé d'un cours au Collège de France ; pour de bon cette fois.
-Il reste Dumaine qui est ingénieur quelque part, du côté d'Arcachon.
-Schmidt qui est en Chine.
-Et nous deux qui sommes ici. C'est égal on ne lui a on ne lui aura guère laissé le temps de s'ennuyer à la génération de 1880-1890 !"[2]