Le Récit de la mort
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| Le Récit de la mort | |
| Auteur | Jean-Baptiste Tati Loutard |
|---|---|
| Pays | Congo-Brazzaville |
| Genre | Roman |
| Distinctions | Grand prix littéraire d'Afrique noire (1987) |
| Éditeur | Présence africaine |
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Le Récit de la Mort est un roman de Jean-Baptiste Tati Loutard édité par Présence Africaine[1],[2]. L'œuvre reçoit le grand prix littéraire d'Afrique noire en 1987.
Touazock, le héros, raconte comment pendant la fin du XXe siècle, la Mort suit de multiples chemins pour anéantir aussi bien êtres humains de tous âges et tous pays qu'animaux, végétaux et pays entiers. Elle prend aussi de multiples formes : crises, sécheresse, famine, risques de la vie politique, violence quotidienne, sida[3].
Le récit mélange deuils intimes et réflexions sur l'écriture[4].
Personnages
La graphie inhabituelle retenue pour le titre, avec le mot « Mort » commençant par une majuscule, montre qu'elle est un personnage à part entière, au même titre que le personnage principal du titre, Touazock[3].
Style et structure
Le récit est construit à la façon d'un parcours initiatique qui n'atteint jamais son but. Touazock, le héros, qui a perdu le sens et le goût de la vie, erre le long de la journée en espérant un déclic, un accident qui mettrait un terme définitif à ses problèmes sociaux et son mal de vivre. Les premières lignes du roman posent le cadre :
« L’aube. Midi. Le crépuscule. Chaque jour Touazock se retournait dans ce triangle infernal : le soleil qui naît s’exaspère et s’enfonce dans le grand sac de la nuit. »
Mais ce mal de vivre qui culmine à midi, et espère s'éteindre le soir, n'en fint pas de recommencer, et le caractère cyclique du soleil qui revient chaque jour pousse Touazock à imaginer jusqu'au délire de nouvelles façons dont la mort espérée pourrait arriver. Mais finalement, alors que l'issue est certaine, la Mort dont le narrateur affirme que c'est un meurtrier gagne dans cette quête en restant libre de choisir son moment[5].