Le Saint (roman)
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| Le Saint (roman) | |
| Auteur | Antonio Fogazzaro |
|---|---|
| Pays | Italie |
| Version originale | |
| Langue | italien |
| Titre | Il Santo |
| Date de parution | 1905 |
| Version française | |
| Éditeur | Hachette |
| Lieu de parution | Paris |
| Date de parution | 1906 |
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Le Saint (en italien : Il Santo) est un roman de l'écrivain italien Antonio Fogazzaro publié en 1905, et traduit en français en 1906 aux éditions Hachette.
Pierre Maironi, après beaucoup d'errements sentimentaux, abandonne la femme qu'il aime et le monde. Il se réfugie d'abord dans une communauté religieuse et en appelle à une réforme en profondeur de la pensée religieuse. Le programme de réforme spirituelle que Fogazzaro fait assumer par son héros s'inspire du philosophe italien Antonio Rosmini[1]. Maironi - qui a pris le nom de Benedetto - forme avec Dom Clément et le Professeur Jean Selva (en qui Jean Lebrec reconnaît Friedrich von Hügel, grand ami de Fogazzaro[2]) le noyau d'un Cénacle qui se nomme Les Catacombes. Il s'agit dit en quelque mesure Dom Clément, de rénover dans le christianisme « tout ce qui est vêtement et non corps de la vérité »[3]. Les problèmes exégétiques sont à peine soulevés par les jeunes universitaires qui contactent le « cénacle ». Aux questions de ceux-ci à ce sujet, moins anxieuses que ce qu'elles pourront être en France, Benedetto répond par l'image de l'eau d'une fontaine devenue soudain stagnante et désagréable au goût, mais dont la source vive demeurée au fond du bassin avait été seulement empêchée de couler normalement. Benedetto rencontre même le Pape à qui il conseille d'être compréhensif à l'égard des théologiens qui travaillent en somme à dégager la source vive. Les intellectuels catholiques du roman sont donc des modernistes, mais d'un modernisme dont Jean Lebrec nous dit qu'il est « sans scientisme sous-jacent »[4].