Le Sanatorium au croque-mort
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| Le Sanatorium au croque-mort | |
| Auteur | Bruno Schulz |
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| Pays | |
| Genre | Recueil de nouvelles |
| Version originale | |
| Langue | Polonais |
| Titre | Sanatorium Pod Klepsydrą |
| Éditeur | Wydawnictwa "Rój" |
| Date de parution | 1937 |
| Version française | |
| Traducteur | Thérèse Douchy, Allan Kosko, Georges Sidre et Suzanne Arlet |
| Éditeur | Denoël |
| Collection | Les Lettres nouvelles |
| Date de parution | 1974 |
| Nombre de pages | 259 |
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Le Sanatorium au croque-mort (en polonais : Sanatorium pod Klepsydrą) est le deuxième et ultime recueil de nouvelles de Bruno Schulz, paru en 1937.
Il s'agit d'une suite d'épisodes de l'enfance du narrateur, puis de quelques épisodes de sa vieillesse, progressant chronologiquement. Le narrateur évoque des activités quotidiennes ou des personnages familiers, généralement familiaux, et les transforme selon son imagination en des acteurs du merveilleux, usant de métaphores expressives et baroques (« Je me nourris de métaphores », écrit-il dans « La Solitude »), personnifications continuelles des objets et des animaux, péripéties invraisemblables (processus pour remonter dans le temps, envols fréquents des personnages, surtout à la fin des épisodes...). De manière onirique et dans une ambiance de sourde étrangeté, Bruno Schulz, attiré et « intimidé par l'immensité du transcendant », entraîne le lecteur dans les « voies parallèles du temps[1] ».
Schulz semble plonger à la source même des rêves, mais son inspiration provient moins de la psychanalyse que de sources hébraïques et du sentiment diffus de la multiplicité des mondes, et des métamorphoses[2]. Le monde de Schulz est hanté de figures entre la vie et la mort, comme si la mort était suspendue, ce que Mathilde Girard évoque en parlant d'une « mort impossible nécessaire, mais sans cesse interrompue, suspendue dans une zone où l'animalité frôle le monde des spectres. Les métamorphoses apparaissent ici comme les ultimes soubresauts de vivants s'essayant à la mort, ou de morts renouvelant l'expérience de la mort impossible[3] ».