Le Tonnant est mis sur cale le . Lancé le , il entre en service le ce qui en fait le cinquième bâtiment de la classeLe Redoutable. Il fera partie de la FOST durant 19 ans[1].
Du à mi- ou jusqu'au , il subit une refonte, dite «refonte M4», réalisée à Cherbourg, qui consiste principalement à la mise en place d'un nouveau système d'armes, le missile M4[3],[4].
Accident
Le un trou béant est constaté sur le massif du Tonnant, la porte et les charnières ont été arrachées, la coque cabossée. L'accident est imputé à un banc de cétacés, mais la date correspond à l'accident du chalutier de ConcarneauLa Jonque, qui sombre corps et âmes ce même jour au large d'Ouessant[4]. "En 1990, le parquet de Quimper ordonnait alors le renflouement du chalutier. Les experts se sont employés pendant de longs mois à faire parler la coque. Leurs conclusions, rendues publiques jeudi , sont sans ambiguïté: «Ont été exclues les causes suivantes: impact d'un missile incontrôlé, explosion sous-marine, explosion aérienne ou de surface, abordage par un navire de surface, abordage par un sous-marin, heurt avec un corps immergé, accrochage du train de pêche par un sous-marin ou par un navire de surface[5].»
Exercices de sauvetage de sous-marins
Le Tonnant participe en et à des exercices Pilou au large de Brest, qui consistent à simuler le sauvetage d'un équipage de sous-marin en détresse, par l'intermédiaire d'un petit sous-marin de sauvetage, un DSRV de la classe Mystic, appartenant à l'United States Navy. Il sert de porteur au DSRV qui s'amarre au sous-marin "Bévéziers" de la classe Agosta[6],[7].
Désarmement
Ce sous-marin est désarmé le , à l’occasion du remplacement graduel des anciens sous-marins par ceux de nouvelle génération, de la classe Le Triomphant. Il est alors ramené au simple état de coque débaptisée, et attend une démolition à Cherbourg.
Après deux ans de préparation des installations à Cherbourg, le Tonnant est le premier sous-marin de la classe à être démantelé. L'opération a commencé le et a duré 18 mois. Elle fut conduite par Naval Group, avec l’appui de Veolia (pour le recyclage) et de Neom, filiale de Vinci (pour le désamiantage). Près de 87% de la masse du sous-marin sera recyclée, dont notamment 1 500 tonnes d’acier spécial, 2 000 tonnes d’acier ferreux, 1 000 tonnes d’aciers non ferreux, de cuivre et d’acier inoxydable, et 800 tonnes de plomb. La masse de déchets amiantés est estimée à 210 tonnes[9]. L'opération s'est achevée en .