Socialisterépublicain, le journal souhaite propager trois principes: le droit au travail; l'abolition de toute exploitation de l'homme par l'homme; l'organisation du travail par l'association. Les rédacteurs écrivent en effet vouloir «défendre le droit au travail et les droits des travailleurs et, s'il plaît à Dieu, l'exploitation sous toutes les formes, pour propager théoriquement et pratiquement les principes d'organisation du travail et de solidarité»[1].
Aussi, dans cette perspective, Le Travail affranchi entend suivre le mouvement social et accompagner l’essor des associations en donnant la «liste des sociétés déjà constituées, des sociétés en voie de formation». On trouve ainsi, tout au long des six mois de la parution du journal (et de ses 24 numéros), des articles concernant la «Jurisprudence actuelle sur les associations» (), «Le Code pénal et les coalitions» (), qui visent à donner les outils juridiques utiles à la constitution d’une association, mais aussi des articles qui suivent l’actualité des associations (la rubrique «Faits divers», signée par François Vidal, y est ainsi consacrée).
Dans cette optique, le journal se fait le relais des délégués du Luxembourg qui souhaitent poursuivre leur activité malgré la suppression officielle de la Commission»[2].
↑François Vidal, «Notre programme», Le Travail affranchi, , p.1 (lire en ligne)
↑Vincent Bourdeau, Quand les socialistes inventaient l’avenir: Presse, théories et expériences, 1825-1860, La Découverte, , «En défense de la Commission du Luxembourg. Le Travail affranchi de Vidal et Toussenel; Le Salut du Peuple de Pecqueur; Le Nouveau Monde de Blanc», p.317-330
↑Jean Wallon, La Presse de 1848, ou Revue critique des journaux publiés à Paris depuis la Révolution de février jusqu'à la fin de décembre, Pillet fils aîné, (lire en ligne), p.117