Le Vieillard jaloux
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(es) El viejo celoso |
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Le Vieillard jaloux (El viejo celoso)[1] est un intermède qui appartient à Huit comédies et huit intermèdes jamais représentés, que Cervantes a publié un an avant sa mort, en 1615.
C'est l'histoire de Lorenza, une jeune épouse, qui souffre de la jalousie de son vieux mari, Cañizares. Un jour qu'il part de chez lui, il l'enferme dans la maison comme à son habitude, avec sa domestique Cristina, mais il oublie de fermer les portes qui les séparent du monde extérieur. Les deux femmes, qui réussissent à parler avec leur voisine, Hortigosa, se plaignent de l'extrême jalousie du vieux mari, et de son impuissance sexuelle. Hortigosa leur propose de leur amener un jeune galant. Une fois Cañizares rentré chez lui, et après avoir discuté avec un ami à lui, la voisine se présente. Le vieux jaloux envoie Cristina lui parler pour savoir ce qu'elle veut, et tous les messages passent par la domestique. Celle-ci lui "demande" l'aumône, en essayant de lui vendre un tableau de cuir qui comporte des dessins en relief (un "guadamecil" en espagnol), derrière lequel se trouvait le galant. Pendant que Cañizares observe le tableau, le galant, entré dans la maison grâce au stratagème des femmes, s'enferme dans une pièce avec la jeune Lorenza, jusqu'à ce que le mari prenne conscience de la situation en entendant les paroles provocatrices de Lorenza. Lorsqu'il entre dans la pièce, sa femme lui jette un seau d'eau au visage, ce qui laisse le temps au galant de s'enfuir. C'est ainsi qu'elle arrive à faire culpabiliser son mari, en critiquant sa jalousie "infondée". À ce moment de l'histoire, des habitants du village arrivent pour savoir ce qui se passe. Tous finissent par se réconcilier.
La pièce dans son contexte
Cette pièce ne peut être imaginée sur scène que si l'on se représente l'espace scénique du théâtre de rue contemporain de l'auteur. En effet, les scènes de l'époque étaient très simples, en bois, sur les côtés se trouvaient deux piliers sur lesquels étaient posées des lampes pour éclairer la scène, et à peu près au milieu de la scène était tendue une grande toile, ce qui permettait aux comédiens de se changer derrière. L'action de la pièce est très rapide et a lieu dans peu de lieux en raison de la structure sobre, mais aussi afin de mettre en valeur l'intrigue. Lors de la scène de l'adultère, on peut alors facilement s'imaginer que la comédienne qui interprétait Lorenza pouvait se cacher derrière le rideau avec le galant.