Lemme de Cousin

From Wikipedia, the free encyclopedia

En mathématiques, le lemme de Cousin (du nom du mathématicien français[1] Pierre Cousin) est une propriété de la droite réelle équivalente à l'existence de la borne supérieure pour les parties non vides et majorées de . Il joue un rôle important dans l'intégrale de Kurzweil-Henstock, mais permet également de démontrer directement des théorèmes d'analyse.

En 1894, Pierre Cousin[2], alors élève de Henri Poincaré[réf. souhaitée], démontra une variante du théorème de Borel-Lebesgue[3], connue parfois à présent sous le nom de théorème de Cousin[N 1], mais ce travail fut pour l'essentiel ignoré, et fut redécouvert indépendamment par Borel et Lebesgue quelques années plus tard. Le lemme de Cousin en est une simple conséquence dans le cas d'un intervalle réel ; ce nom lui fut donné par Kurzweil et Henstock en raison de l'importance de cette forme du théorème de Borel dans la définition de leur intégrale.

Énoncé

Le lemme de Cousin s'énonce comme suit[4] :

Soit un segment réel [a, b] et soit une fonction δ définie sur [a, b] à valeurs strictement positives (appelée jauge). Alors il existe une subdivision a = x0 < x1 < … < xn = b et des nombres t1, t2, … , tn tels que, pour tout i ∈ {1, 2, …, n}, ti ∈ [xi–1, xi] et xi – xi–1δ(ti).

On dit que ti marque le segment [xi–1, xi], et que la subdivision (xi) marquée par les points ti est δ-fine[4],[5]. On utilisera souvent le fait qu'alors, [xi–1, xi] est inclus dans [ti – δ(ti), ti + δ(ti)].

L'intégrale de Kurzweil-Henstock

Quelques applications en analyse

Notes et références

Related Articles

Wikiwand AI