Les Autels de la peur
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| Les Autels de la peur | |
| Auteur | Anatole France |
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| Pays | |
| Genre | Roman |
| Date de parution | Mars 1884 |
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Les Autels de la peur est un roman d'Anatole France, publié en feuilletons dans le Journal des débats, entre le 2 et le [1].
Les Autels de la peur se présente comme une série de tableaux chronologiques retraçant l'évolution de la Révolution française, du 14 juillet 1789 au 27 floréal an II ()[2].
Le premier chapitre met en scène la journée du , à travers le point de vue de Marcel Germain. Celui-ci rend visite à son amante, Fanny d'Avenay, avec qui il discute de la prise de la Bastille. Ils sont rejoints par Nicolas Franchot, patriote enthousiaste et idéaliste, et le docteur Jean Duvernay, plus réservé face aux excès révolutionnaires.
Le récit se poursuit lors des préparatifs de la Fête de la Fédération, le , tableau de liesse populaire. Fanny met toutefois Marcel en garde contre l'émergence des « autels de la peur », et lui demande de ne jamais y sacrifier. Marcel lui promet de rester fidèle à ses convictions.
En 1792, à la suite des massacres de septembre, Marcel fait imprimer clandestinement un texte destiné aux citoyens sur « Les autels de la peur », où il dénonce les dérives de la Révolution. Recherché pour cela par le tribunal du 17 août, il est contraint à la clandestinité. Alors que Marcel rend visite à Fanny, Nicolas Franchot, devenu suspect malgré son patriotisme et poursuivi par des révolutionnaires, trouve refuge chez elle ; elle parvient à le cacher lors de la perquisition de la garde nationale.
Sous la Terreur, en 1793, Jean Duvernay, accusé de fédéralisme est arrêté pour être jugé au tribunal révolutionnaire. Fanny tente de témoigner en sa faveur, affrontant l'hostilité des accusateurs publics et de la foule. Peu après, elle est elle-même arrêtée « par mesure de sûreté générale » et emprisonnée à la prison de Port-libre, où elle retrouve plusieurs détenus, dont Nicolas Franchot. Marcel tente de la faire évader avec l'aide de Rose, la fille d'un porte-clefs de la prison, mais Fanny refuse, craignant de compromettre la jeune femme. Ayant perdu tout espoir de la sauver, Marcel obtient alors d'être emprisonné avec elle.
Les deux amants passent une dernière soirée ensemble en prison. Le 27 floréal an II, ils sont conduits devant le tribunal révolutionnaire, condamnés à mort, et exécutés le même jour.
Postérité
Les Autels de la peur annonce plusieurs thèmes développés par la suite dans Les Dieux ont soif, roman d'Anatole France paru en 1912, qui dépeint la période de la Terreur. Ce dernier est inclus dans la liste du Grand prix des Meilleurs romans du demi-siècle en 1950.
D'autre part, de nombreux passages de l'œuvre sont repris ou remaniés dans les nouvelles L'Aube, Madame de Luzy, La Mort accordée et Anecdote de floréal, an II, publiées en 1892 dans L'Étui de Nacre[3].
- ↑ « Journal des débats politiques et littéraires », sur Gallica,
- ↑ Anatole France, « Les Autels de la peur », Journal des débats, mars 1884, (lire en ligne)
- ↑ Anatole France, L’Étui de nacre, Calmann-Lévy, (lire en ligne)