Les Bonnes Conditions
documentaire français de Julie Gavras réalisé en 2017
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Les Bonnes Conditions est un documentaire français de Julie Gavras diffusé en 2018[1].
Zadig Productions
| Réalisation | Julie Gavras |
|---|---|
| Scénario | Julie Gavras |
| Sociétés de production |
K. G. Productions Zadig Productions |
| Pays de production |
|
| Genre | Documentaire |
| Durée | 86 minutes |
| Première diffusion | 2018 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Argument
Tourné sur une période de 13 ans (entre 2003 et 2016), Les Bonnes Conditions suit, de la classe de seconde au lycée Victor-Duruy jusqu'à la veille de leurs 30 ans, huit jeunes du 7e arrondissement de Paris[2],[3],[4].
Le film montre l'influence du milieu de naissance[2], ici le milieu bourgeois[5], sur l'entrée dans la vie adulte[6],[7]. À partir d'entretiens réalisés chaque année chez chacun d'eux ou chez leur professeur d'histoire-géographie, le documentaire montre la progression vers l'autonomie personnelle et la vie professionnelle de quatre filles et quatre garçons issus des quartiers chics[8],[9].
Fiche technique
Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section proviennent du générique de fin de l'œuvre audiovisuelle présentée ici.
- Réalisation, caméra et son : Julie Gavras
- Scénario : Julie Gavras, sur une idée d'Emmanuelle Tricoire[10]
- Production : Alexandre Gavras et Céline Nusse
- Sociétés de production : Arte[11] K.G. Production et Zadig Productions
- Montage : Pierre Haberer
- Mixage : Aymeric Dupas
- Durée : 86 minutes
- Diffusion : mai 2018 sur Arte[12]
- Musique : Le Carnaval des animaux et Concerto pour piano nº 2 de Saint-Saëns
Chapitrage du documentaire
- 2003 - 2006 : Les années lycée
- 2006 - 2010 : Les années d'études supérieures
- 2012 - 2016 : L'entrée dans la vie active
Critiques
- Pour L’Humanité (Vincent Ostria), il s'agit d'« un type de documentaire qu’on voit rarement, car a priori le vécu des couches favorisées n’a pas un immense potentiel dramatique. Et si un certain luxe et ses excès fascinent certains, les plus avisés seront toujours frappés par l’obscénité des signes extérieurs de richesse. Ici ce n’est pas le cas. Ce documentaire sobre, émaillé de rares digressions et de quelques jalons chronologiques, a le mérite d’humaniser ces rejetons de la bonne bourgeoisie française[13]. »
- Le Monde y voit une « chronique sociale émouvante et captivante, où se font entendre des voix qui cherchent autant qu’elles se cherchent, Les Bonnes Conditions sait aussi et surtout admirablement restituer par l’image le passage du temps, celui d’un âge à l’autre, avec ses rêves et ses illusions perdues[13],[7]. »
- Pour Libération, « le résultat se donne presque à voir comme une fiction dans laquelle on suit avec une affection croissante les aventures de ces personnages. Comme si chacun d’eux recelait une part de nous-mêmes. […] Amours, travail, logement, voyages, il est touchant de voir comment ces jeunes adultes essaient d’inventer leurs vies, avec ce que cela recèle de hasard mais aussi le poids d’héritages sociaux qui les ont façonnés […][13]. »