L’abbé Victor Mas devient secrétaire d’un prince de l’Église, le cardinal Belloro, qui l’honore de son amitié et de ses confidences sur les coulisses du Vatican. Ses deux nouveaux « collègues », un chapelain, un secrétaire, sans oublier un « valet de chambre cynique », complètent ces informations. Le cardinal se fait une conception aristocratique de l’Église, dont les richesses sont « le sacrifice des pauvres » (p. 51). L’abbé se fait draguer impudemment par la nièce du chapelain, Paola. Il commence à résister au rendez-vous qu’elle lui propose. L’abbé remarque la contradiction entre le décor luxurieux du Vatican et cette obsession qui ne fait qu’exacerber les passions. Paola manipule son oncle pour attirer l’abbé dans ses filets. Lorsqu’il est ordonné sous-diacre, l’abbé a un retour de chasteté, il parvient à éconduire Paola qui pourtant s’était mise en mesure de le sauver d’une conversation assommante. La fin de cette année apostolique sera difficile pour notre pauvre abbé, soumis à un cas de conscience des plus épineux[1].