Les Délices du Démon
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| Les Délices du Démon | |
Couverture anglaise originale de The Fiend’s Delight (1873). | |
| Auteur | Ambrose Bierce |
|---|---|
| Pays | |
| Genre | Satire, nouvelles, aphorismes |
| Version originale | |
| Langue | anglais |
| Titre | The Fiend's Delight |
| Éditeur | John Camden Hotten |
| Lieu de parution | Londres |
| Date de parution | |
| Version française | |
| Traducteur | Jeremy Chateau |
| Éditeur | Finitude |
| Lieu de parution | Bordeaux |
| Date de parution | 2025 |
| Couverture | Jeremy Chateau |
| Nombre de pages | 252 |
| ISBN | 9782363392381 |
| modifier |
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Les Délices du Démon (titre original : The Fiend’s Delight) est un recueil satirique d’Ambrose Bierce, publié à Londres en chez John Camden Hotten, sous le pseudonyme Dod Grile[1]. Le volume rassemble des textes brefs issus de la presse californienne, puis repris et ordonnés durant le séjour londonien de Bierce (1872–1875)[2].
Une traduction française intégrale paraît en 2025 aux Éditions Finitude, sous le titre Les Délices du Démon[3].
Contexte de rédaction
Après la Guerre de Sécession, Bierce se fait connaître à San Francisco par ses chroniques et textes satiriques, publiés dans la presse locale[2]. Installé à Londres avec son épouse à partir de 1872, il regroupe une partie de ces textes brefs sous forme de volume, avec l’appui de l’éditeur John Camden Hotten[1].
Publication et diffusion
Les premiers tirages portent une page de titre sans millésime ; une partie de la bibliographie ancienne attribue donc le volume à 1872, mais la datation 1873 se trouve retenue par plusieurs études, qui la rattachent au calendrier éditorial de Hotten[1].
La mort de ce dernier en 1873 perturbe la diffusion de Délices du Démon, qui vient tout juste de paraître ; l’activité éditoriale autour des livres londoniens de Bierce passe alors par Chatto & Windus, qui réimpriment ou reprennent des titres liés à cette période[4].
Contenu et organisation
Le recueil juxtapose microfictions, pastiches, pièces satiriques, rubriques parodiques et formes brèves proches de l’aphorisme ; l’ensemble de ces textes de jeunesse constitue un laboratoire pour la veine satirique que Bierce affinera par la suite[1].
Thèmes
Le livre privilégie une satire des normes sociales et des discours moraux et religieux, avec une écriture segmentée en récits brefs et aphorismes qui procède par retournements logiques, condensations et effets de coupe[2].
Réception
Réception anglophone
Les études consacrées à la « période londonienne » de Bierce relèvent une relative indifférence à ses travaux en 1873 puis une visibilité accrue lors des entreprises de republication au tournant du XXe siècle[5].
Réception en France
La critique française de 2025 met l’accent sur un « premier livre » satirique qui condense déjà la manière de Bierce : une écriture brève, une logique de retournement, un humour noir qui alterne microfictions, aphorismes (« ricanismes »), parodies et pièces diverses, avec une composition assumée comme hétérogène[6],[7]. Plusieurs textes de presse replacent le recueil dans le parcours londonien de 1872-1875 et lisent le volume comme un jalon de la veine satirique qui conduira au Dictionnaire du diable[8].
