Les Hays

commune française du département du Jura From Wikipedia, the free encyclopedia

Les Hays sont une commune française située dans le département du Jura, dans la région culturelle et historique de Franche-Comté et la région administrative Bourgogne-Franche-Comté.

Faits en bref Administration, Pays ...
Les Hays
Les Hays
Mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Jura
Arrondissement Dole
Intercommunalité Communauté de communes de la Plaine Jurassienne
Maire
Mandat
Claude Buchaillot
2020-2026
Code postal 39120
Code commune 39266
Démographie
Population
municipale
362 hab. (2023 en évolution de +9,37 % par rapport à 2017)
Densité 53 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 54′ 19″ nord, 5° 23′ 20″ est
Altitude Min. 197 m
Max. 219 m
Superficie 6,8 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Dole
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Tavaux
Législatives Troisième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Les Hays
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Les Hays
Fermer

Géographie

Les Hays font partie de la Bresse jurassienne.

Communes limitrophes

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental[3] et est dans la région climatique Bourgogne, vallée de la Saône, caractérisée par un bon ensoleillement (1 900 h/an), un été chaud (18,5 °C), un air sec au printemps et en été et des vents faibles[4]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 981 mm, avec 1,2 jours de précipitations en janvier et 8,1 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Colonne à 15 km à vol d'oiseau[7], est de 11,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 170,0 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,3 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −18 °C, atteinte le [Note 1].

Urbanisme

Typologie

Au , Les Hays sont catégorisés commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[10]. Elle est située hors unité urbaine[11]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Dole, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[11]. Cette aire, qui regroupe 87 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[12],[13].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (87,4 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (89,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (67,9 %), zones agricoles hétérogènes (19,5 %), zones urbanisées (8,9 %), forêts (3,7 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Économie

Histoire

Naissance de la commune

Historiquement, il n'est pas possible de parler de la commune des Hays sans tenir compte des bourgs alentour, de la place occupée par le Jura dans les guerres du royaume, et des conflits régionaux. Lorsqu'en [1661], le prince de Condé décide d'échanger des terres en Normandie, il conserve la seigneurie de Chaussin, une des plus anciennes du patrimoine familial, et il vend à Edmé de Belhostel, conseiller du Roi et lieutenant criminel au bailliage de Dole, 607 arpents de terres ou 604, selon les sources (l'arpent royal valait 5 107 m2), soit 308 ha de la forêt de Chaussin[15],[16],[17].

Ce domaine porte, selon cet acte, le nom des Essarts Condé[18] dont l'origine remonte vraisemblablement à la langue des XVe et XVIe siècles.

Le défrichement dans le Jura a cessé en 1860, le dernier étant celui d'Aumur de 1853 à 1858. Le sol humide de cette région, comprise entre Rye et Taignevaux, qui se traduit par un nombre important d'étangs est propice à la naissance de forêts.

L’origine du nom de cette commune remonte vraisemblablement à la langue des XVe et XVIe siècles qui emprunte ses toponymes à la végétation observée. Ainsi, La Charme, Chêne-Bernard, Chêne-sec, les Fays, Beauvernois et les Hays... dont l'orthographe a varié au cours des siècles, les Haïes, les Hayes[19].

Depuis 1772, le fief de la communauté de Vornes appartient à un lieutenant général du bailliage de Dijon (4), Monsieur Moussière, tout comme les communes avoisinantes : Les Hays, Parolois, le Poisel, Nivelet, soit 516 personnes. En 1788, le marquisat de Chaussin est divisé en plusieurs parties. Les Hays [orthographe fixée à cette époque] appartient en 1772 à monsieur Moussière.

En 1851, la commune compte 81 habitants, Taignevaux 9, Le Parolais 12[20].

La commune prendra de l'importance lors de la construction de la voie ferrée entre Lons et Saint Jean de Losne par Chaussin, entre 1899 et 1904 et la route de Chaussin à Bletterans.

Activités commerciales

Plaque de vélo d'un commerçant des Haÿs.

On y cultive du lin, du chanvre, depuis le XIVe siècle et les toiles de la région sont vendues sur les foires de Chalon et jusqu’à Avignon (1392) et on y produit aussi du grain. Comme beaucoup d’autres dans la deuxième moitié du XIXe siècle, elle va connaître une période de prospérité inégale, avec un pic de population supérieur à 500 habitants, en 1900, soit approximativement le double de celle de 1975. L’évolution du nombre de ses commerces semble respecter la règle des 15 ans. En 1869, on compte 7 commerçants. Un battoir à blé tenu par Jouhan ; un boucher : Delaine ; un charron : Rebouillat ; un maréchal-ferrant : Gaillard ; un meunier : Guyard installé au Parolais ; deux épiciers : Roz et Morin, et trois cafetiers : Guillot, Petit et Mittaine. Le , monsieur Boissard, en provenance de Plumont, prend son poste d'instituteur, succédant à monsieur Bariod, nommé à Vers-en-Montagne. À cette époque, on connaît la difficulté de maintenir tout au long de l'année la présence d'élèves dont la fréquentation est essentiellement liée aux travaux des champs. En 1875, le maire est Joseph Boichot, courtier de profession.

Quelque 15 ans plus tard, en 1885, il n’en reste que quatre.

  • un cafetier : Louis Bressand
  • un aubergiste : Hippolyte Boichot
  • un négociant : Joseph Boichot
  • et un courtier Alexandre Rousseau.

Le maire est Louis Ventard.

En 1900, le maire Antoine Rebouillat-Dealien administre une population de 514 habitants. La reprise économique se confirme, si on en juge de par le nombre des commerçants :

  • deux épiciers : Humbert et Boichot
  • deux cabaretiers : Guillot et Aubert
  • deux négociants en bois de construction : Humbert et Boichot
  • deux négociants de vins en gros : Boichot-Boulery et Boichot-Court
  • un battoir à blé tenu par Després
  • un marchand de bestiaux : Rousseau
  • un boucher : Aubert
  • un coquetier : Delaine
  • un marchand de fourrage : Rousseau.

Quelque temps plus tard (peu avant 1876), Denis Julien, maréchal-ferrant, forgeron, serrurier, s'y installera.

Le moulin Lauriot est utilisé en minoterie par son constructeur, Auguste Boichot, puis par son second propriétaire éponyme, Henri Lauriot. On y produit de la farine de blé et de la farine de maïs destinée à l'alimentation des poulets de Bresse et à la fabrication de gaudes. En 1936, il est repris par Louis Bobey puis par son fils Jean Bobey, qui y conserveront une activité de négoce de vins, avant qu'il ne soit transformé en silo[21] en 1990, et revendu à une coopérative agricole en 1999[22].

Politique et administration

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
    Antoine Rebouillat-Dealien    
mars 1998 mars 2003 André Guyon    
mars 2003 en cours Claude Buchaillot[23]    
Fermer

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[25].

En 2023, la commune comptait 362 habitants[Note 3], en évolution de +9,37 % par rapport à 2017 (Jura : −0,85 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
557352588693694720746774775
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
760736529494502504529519514
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
491451427409400367338305284
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
281293238254241270264257276
Davantage d’informations - ...
2014 2019 2023 - - - - - -
320344362------
Fermer
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2006[27].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments

La chapelle sainte Thérèse date des années 1960-1970.

Depuis le XIXe siècle, le marché aux poulets de Bresse est très réputé, et attire les volaillers de Bellevesvre, Louhans et Chalon sur Saône. Les villages environnants assurent une production de troki, selon l'appellation locale à Petit-Noir[28] ou trequi, aux Essarts et à Louhans (10), c'est-à-dire de maïs, alimentation importante et indispensable à l’élevage du poulet. La laiterie ne fonctionne plus depuis les années 80.

Le moulin Lauriot[29], aussi appelé Minoterie des Hays, possède l’originalité d’avoir des murs et des voûtains de cave entièrement bâtis en tuiles mécanique, avec des baies en arc segmentaire. En 1950, il est agrandi, avec des soubassements en moellons calcaires. Ceux -ci s'étant effondrés, l'un des murs et reconstruit et consolidé avec des appentis en parpaings de béton. En 1974, s'y ajoutent des silos métalliques et le toit est recouvert de fibro-ciment[30].

Personnalités liées à la commune

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

Sur les autres projets Wikimedia :

Sources

Bibliographie

1. Mémoires de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Besançon, Dodivers éd., Besançon, 1862.

2. E. Clerc, Jean Boyvin, président du Parlement de Dôle, sa vie, ses écrits, sa correspondance politique, Bintot imp., Besançon, 1856.

3. F. de Gingins-La-Sarraz, FC. de Gingins-La Sarraz, Recherches historiques sur les acquisitions des sires de Montfaucon et de la maison de Chalon dans le pays de Vaud, Société d’histoire de la Suisse romande, tome XIV, G. Bridel éd., Lausanne, 1857.

4. Claude Courtépée, Description historique et topographique du Duché de Bourgogne, t. III, Causse imp., Dijon, 1778, p 370.

5. Alphonse Rousset, Dictionnaire géographique, historique et statistique des communes de la Franche-Comté, A. Robert imp., Lons-le-Saunier, t. VI, 1858, 110.

6. J.-B. Duvergier, loi qui distrait les hameaux de Vornes, du Parolais et du Nivelet, et les réunit à la commune de Beauvoisin (Jura), Collection complète des lois, décrets, ordonnances, règlements et avis du Conseil d'État, t. 65, 1865, p 84.

7. A. Marquiset, Monographie des villes et villages de France, Office d'édition du livre d'histoire éd., réimp. 1991.

8. F. Richenet, Le patois de Petit-Noir, canton de Chemin, Jura, L. Bernin, imp-éd., Dole, 1896.

9. L.Guillemaut, Dictionnaire patois de la Bresse louhannaise, A. Romand imp., Louhans, Bulletin La Bresse louhannaise, 1894-1902.

Notes et références

Related Articles

Wikiwand AI