Les Ménestriers

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Pays d'origine Drapeau de la France France
Années actives 19691980 (2019)
Labels Disques du Cavalier, Le Chant du Monde
Les Ménestriers
Pays d'origine Drapeau de la France France
Genre musical Musique médiévale, musique folk
Années actives 19691980 (2019)
Labels Disques du Cavalier, Le Chant du Monde
Composition du groupe
Anciens membres Yves Audard
Julien Skowron
Jean-Pierre Batt
Daniel Dossmann
Bernard Pierrot
Sylvie Beltrando
Steve Rosenberg
Henri Agnel
Marcelo Ardizzone
Berry Hayward
Chris Hayward
Jean-Noël Catrice
Idriss Agnel (2019)
Michael Nick (2019)

Les Ménestriers est un groupe de musique médiévale français formé en 1969[1],[2] par Yves Audard, Jean-Pierre Batt, Daniel Dossmann, Bernard Pierrot et Julien Skowron. Les Ménestriers reprennent un large répertoire de chansons du Moyen Âge ou de la Renaissance, offrant une nouvelle popularité à ces créations des XVe et XVIe siècles[3].

Rassemblant des musiciens jouant déjà dans des formations de musique ancienne, le groupe est formé en 1969 pour répondre à l'intérêt grandissant pour la musique médiévale dans le cadre de la vague folk en cours à la fin des années 1960.

Les deux artistes Yves Audard et Julien Skowron se sont rencontrés dans un ensemble d'amateurs, La Ménestrandie. Ils ont ensuite joué dans l'ensemble Musica Dolce qui s'est produit au cloître de Montmajour en 1968 lors du Festival d'Arles. Jean-Pierre Batt y jouait la basse de viole et Julien Skowron le dessus de viole. Ils ont consolidé leur amitié lors de la fondation des Ménestriers en 1969[1].

Julien Skowron a participé (avec Angélique Fulin, professeur à la Faculté de Vincennes) à l'ensemble d'amateurs La Ménestrandie. L'ensemble a même enregistré un petit disque, un EP intitulé Danceries de la Renaissance sorti chez Unidisc[4]. Au verso de la pochette, on peut lire : « La Ménestrandie, qui s'est donné pour tâche de faire revivre les instruments anciens, offre dans ses concerts une reconstitution de divers genres en honneur durant le Bas Moyen Âge et la Renaissance : danceries chantées ou instrumentales – chansons de troubadoursmotetsmusique mesurée à l'antique – airs de cour. Elle a participé au Festival de Marly dans le cadre du Parc Royal; elle a donné de nombreux concerts à l'Abbaye de Royaumont, à Bordeaux, à Monaco, etc. ».

Yves Audard n'a fait partie que ponctuellement de la Ménestrandie, notamment à l'occasion des Heures Médiévales de Laon.

Ainsi que le raconte lui-même Julien Skowron[2], c'est en participant à la tournée de la pièce de musique contemporaine Musik für Renaissance Instrumente de Mauricio Kagel (effectuée dans les nouvelles Maisons de la culture comme Le Havre, Amiens, Bourges...) qu'il est amené à rencontrer Bernard Pierrot qui lui propose de rejoindre un « ensemble pour jouer du Moyen Âge ». C'est ainsi que nait le groupe Les Ménestriers.

Après des récitals à la Conciergerie à Paris et l'obtention en 1971 d'un grand prix décerné par l'Académie du disque français pour leur premier album (éponyme)[1],[3], Les Ménestriers confirment leur succès en 1972, accomplissant la performance de remettre à la mode des chansons populaires des XVe et XVIe siècles (Moyen Âge ou Renaissance), déployant – en accompagnement de leurs voix – une panoplie d'instruments tels que luth, cistre, pandore, basse de viole, dessus de viole, flûtes à bec et cromornes[2], cornets, guimbardes, cervelas[3].

Par la suite, les membres du groupe changent progressivement.

Le multi-instrumentiste Henri Agnel (guitare, luth, cistres) rejoint le groupe en 1975 pour jouer les répertoires du Moyen Âge et de la Renaissance[5]. Il y restera jusqu'aux dernières années du groupe. Il participe pour la première fois à l'enregistrement d'un album du groupe en jouant du tambourin sur Chanson légère à entendre (1976).

Essentiellement pour une raison musicale, Julien Skowron quitte Les Ménestriers après l'enregistrement de l'album Chanson légère à entendre (paru en 1976) pour rejoindre l'Ensemble Guillaume de Machaut (formė en 1974 par le chanteur haute-contre Jean Belliard et le luthiste Guy Robert qu'il connaissait déjà bien pour avoir donné divers concerts avec lui[1],[2]), ensemble qu'il quitte ensuite pour fonder en 1978 (avec Esther Lamandier et Henri Agnel) le groupe La Maurache qui, à l'origine, ne devait pas durer[n 1]. Quoique en mode "furtif", le groupe (formé alors de Julien Skowron[n 2], Xavier Terrasa[n 3],[6] et Maxime Fiorani[n 4],[7],[8]) était toujours actif (quoique moribond) une trentaine d'années plus tard en [n 5],[9].

Le joueur de luth Bernard Pierrot reste le dernier membre fondateur encore présent sur Renaissance, leur dernier album publié en 1980. Le groupe se sépare apparemment cette année-là, aucun disque n'ayant été publié par la suite sous ce nom. Les Ménestriers ont accompagné de nombreuses tournées des Jeunesses musicales de France et ont donné également de nombreux concerts en Europe et aux États-Unis[1].

Près de 40 ans après la séparation du groupe, le nom des Ménestriers refait surface lorsque, se présentant comme "directeur artistique de l’ensemble « Les Ménestriers »"[10], Henri Agnel donne le sous le nom « Henri Agnel – Les Ménestriers » un concert intitulé "Folies Modales" à la salle Le Triton aux Lilas en Seine-Saint-Denis[11],[12]. Le nouveau groupe se compose alors de : Henri Agnel (chant, cistre, oud, cetera, derbouka), Idriss Agnel (chant, oudou, zarb, cajon, set de percussions, guitare électrique), Michael Nick (violon, quinton) et Chris Hayward (flûtes, kaval, daf)[13].

Anciens membres

Discographie

Notes et références

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