Les Monts-Verts

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Les Monts-Verts
Les Monts-Verts
Le bourg d'Arcomie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Lozère
Arrondissement Mende
Intercommunalité Communauté de communes des Hautes Terres de l'Aubrac
Maire
Mandat
Elian Constant
2024-2026
Code postal 48200
Code commune 48012
Démographie
Gentilé Vermondoi
Population
municipale
313 hab. (2023 en évolution de −11,58 % par rapport à 2017)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 51′ 31″ nord, 3° 12′ 21″ est
Altitude Min. 916 m
Max. 1 164 m
Superficie 29,13 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Saint-Chély-d'Apcher
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Peyre en Aubrac
Législatives Circonscription de la Lozère
Localisation
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Liens
Site web lesmontsverts.wixsite.com/mairie

Les Monts-Verts sont une commune française, située dans le nord-ouest du département de la Lozère en région Occitanie.

Exposée à un climat de montagne, elle est drainée par le ruisseau d'Arcomie, le ruisseau de Malagazagne, le ruisseau de Gourdine, le ruisseau de Rieubain et par divers autres petits cours d'eau.

Les Monts-Verts sont une commune rurale qui compte 313 habitants en 2023, après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1968. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Chély-d'Apcher. Ses habitants sont appelés les Vermondois ou Vermondoises.

Localisation

La commune est située dans le nord du département de la Lozère et est limitrophe du Cantal.

Communes limitrophes

Les communes limitrophes sont Albaret-le-Comtal, Albaret-Sainte-Marie, La Fage-Saint-Julien, Saint-Chély-d'Apcher, Termes et Val d'Arcomie.

À l'est, la commune de Blavignac n'est distante que de 200 mètres environ[1].

OpenStreetMap Limite communale.

Hydrographie

Le ruisseau d'Arcomie y prend sa source et le ruisseau de Malagazagne, le ruisseau de Rieubain, le ruisseau de Chabanettes.. parcourent la commune.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[4] et est dans la région climatique Sud-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 1 000 à 1 500 mm, minimale en été, maximale en automne[5]. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 7,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 944 mm, avec 10,2 jours de précipitations en janvier et 6,7 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Paulhac-en-Margeride à 17 km à vol d'oiseau[8], est de 7,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 061,2 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 35 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −20,5 °C, atteinte le [Note 1].

Milieux naturels et biodiversité

Aucun espace naturel présentant un intérêt patrimonial n'est recensé sur la commune dans l'inventaire national du patrimoine naturel[11],[12],[13].

Urbanisme

Typologie

Au , Les Monts-Verts sont catégorisés commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1]. Elle est située hors unité urbaine[I 2]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Chély-d'Apcher, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[I 2]. Cette aire, qui regroupe 22 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[I 3],[I 4].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (54,2 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (48,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (44,7 %), prairies (43,7 %), zones agricoles hétérogènes (10,6 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,1 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Lieux-dits, hameaux et écarts

Les Monts-Verts se composent principalement de trois villages : Le Bacon (chef-lieu de la commune), Berc et Arcomie, ainsi que de Recoules.

Risques majeurs

Le territoire de la commune des Monts-Verts est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), feux de forêts et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses, et à un risque particulier : le risque de radon[15]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[16].

Risques naturels

Les Monts-Verts sont exposés au risque de feu de forêt. Un plan départemental de protection des forêts contre les incendies (PDPFCI) a été approuvé en pour la période 2014-2023[17]. Les mesures individuelles de prévention contre les incendies sont précisées par divers arrêtés préfectoraux et s’appliquent dans les zones exposées aux incendies de forêt et à moins de 200 mètres de celles-ci. L’arrêté du , complété par un arrêté de 2020, réglemente l'emploi du feu en interdisant notamment d’apporter du feu, de fumer et de jeter des mégots de cigarette dans les espaces sensibles et sur les voies qui les traversent sous peine de sanctions. L'arrêté du , abrogeant un arrêté de 2002, rend le débroussaillement obligatoire, incombant au propriétaire ou ayant droit[Note 3],[17],[18].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux des Monts-Verts.

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 23,6 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (15,8 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 218 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 56 sont en aléa moyen ou fort, soit 26 %, à comparer aux 14 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[19],[Carte 2].

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[20].

La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1993 et 1994.

Risques technologiques

Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[21].

Risque particulier

Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Certaines communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon la classification de 2018, la commune des Monts-Verts est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif[22].

Toponymie

Histoire

Les Monts-Verts sont une commune récente, créée le à la suite de la fusion des trois anciennes communes d'Arcomie (maire : Joseph Farges), du Bacon (maire : Henri Delort) et de Berc (maire : M Bénezet)[23]. Arcomie et Berc adoptent alors le statut de commune associée jusqu'au où la fusion simple est substituée à la fusion-association (arrêté préfectoral du ).

Politique et administration

Découpage territorial

La commune des Monts-Verts est membre de la communauté de communes des Hautes Terres de l'Aubrac[I 2], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Peyre en Aubrac. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[24].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Mende, à la circonscription administrative de l'État de la Lozère et à la région Occitanie[I 2].

Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Peyre en Aubrac pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[I 2], et de la circonscription de la Lozère pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010[25].

Liste des maires

Liste des maires des Monts-Verts
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1973 1989 Henri Delort    
1989 2008 Jean David UMP  
2008 2014 Christian Fines    
2014 2020 David Bourichon    
2020 2024 Christian Fines    
mai 2024 en cours Elian Constant   Ancien employé[26]

Population et société

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[27]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[28].

En 2023, la commune comptait 313 habitants[Note 4], en évolution de −11,58 % par rapport à 2017 (Lozère : −0,15 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
262200271298239335301291262
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
195210214214205202202208221
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
206208223213184196163151142
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
142136392404334335346341350
2021 2023 - - - - - - -
329313-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[29] puis Insee à partir de 2006[30].)
Histogramme de l'évolution démographique

La population indiquée jusqu'en 1968 est celle de la seule commune du Bacon, avant la fusion avec Arcomie et Berc.

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement âgée. En 2022, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 24,4 %, soit un taux inférieur à la moyenne départementale (29,1 %). À l'inverse, le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (42,9 %) est supérieur au taux départemental (34,1 %).

En 2022, la commune comptait 171 hommes pour 144 femmes, soit un taux de 54,29 % d'hommes, supérieur au taux départemental (49,94 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit :

Pyramide des âges de la commune en 2022 en pourcentage[I 5]
HommesClasse d’âgeFemmes
1,8 
90 ou +
1,4 
15,8 
75-89 ans
16 
23,4 
60-74 ans
27,8 
22,2 
45-59 ans
18,1 
11,1 
30-44 ans
13,9 
19,9 
15-29 ans
13,2 
5,8 
0-14 ans
9,7 
Pyramide des âges du département de la Lozère en 2022 en pourcentage[31]
HommesClasse d’âgeFemmes
1 
90 ou +
2,7 
9,4 
75-89 ans
12,1 
21,8 
60-74 ans
21,2 
21,3 
45-59 ans
20,1 
16,2 
30-44 ans
15,8 
15,5 
15-29 ans
13,6 
14,8 
0-14 ans
14,4 

Manifestations culturelles et festivités

Sports et loisirs

Vie associative

Médias

Économie

Revenus

En 2018, la commune compte 140 ménages fiscaux[Note 5], regroupant 316 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 18 070 [I 6] (20 420  dans le département[I 7]).

Emploi

Taux de chômage
200820132018
Commune[I 8]5,1 %7,6 %10 %
Département[I 9]5 %6,4 %7,1 %
France entière[I 10]8,3 %10 %10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 214 personnes, parmi lesquelles on compte 72,6 % d'actifs (62,6 % ayant un emploi et 10 % de chômeurs) et 27,4 % d'inactifs[Note 6],[I 8]. En 2018, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est supérieur à celui de la France et du département, alors qu'il était inférieur à celui de la France en 2008.

La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Saint-Chély-d'Apcher, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 3],[I 11]. Elle compte 65 emplois en 2018, contre 68 en 2013 et 65 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 135, soit un indicateur de concentration d'emploi de 47,8 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 48,8 %[I 12].

Sur ces 135 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 53 travaillent dans la commune, soit 40 % des habitants[I 13]. Pour se rendre au travail, 88 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 5,9 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 6 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 14].

Culture locale et patrimoine

Voir aussi

Notes et références

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