Les Moujiks

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Titre d'origine
Мужики
LangueRusse
Les Moujiks
Publication
Auteur Anton Tchekhov
Titre d'origine
Мужики
Langue Russe
Parution Drapeau de l'Empire russe Empire russe avril 1896 dans
La Pensée russe no 4
Nouvelle précédente/suivante

Les moujiks est une nouvelle d’Anton Tchekhov (en russe : Moujiki), en français : Les paysans).

Les moujiks est initialement publiée dans la revue russe La Pensée russe[1]. Cette nouvelle très sombre décrit la vie misérable des paysans russes de la fin du XIXe siècle. Ivrognerie, violence familiale, illettrisme : aucune lueur d’espoir. La nouvelle a été censurée à sa sortie, tout particulièrement le neuvième chapitre sur la religion et les pages sur le comportement déviant des moujiks.

Résumé

Nicolaï Tchikildéïev, valet de chambre à Moscou, rentre à Joukovo, son village natal, avec Olga sa femme et Alexandra sa fille. Il a une maladie incurable et n’a plus les moyens de vivre en ville. Il espère trouver refuge chez ses parents.

Il découvre effaré la misère de l’isba parentale, la promiscuité, l’ivrognerie de son père et de Kirill son frère, la violence de Kirill frappant régulièrement Maria sa femme, la passivité de cette dernière, qui accepte son sort.

Quand l’isba des voisins brûle, les paysans regardent l’incendie sans rien entreprendre. Les femmes font des aller-retour à la rivière. C’est un étudiant de passage qui sauvera la maison.

La haine de Fiokla contre Nicolaï est profonde. Fiokla n’a connu que la misère, elle se vautre dedans et se moque des Moscovites. Les regrets des grands-parents du temps du servage s'expriment en plaintes, mais Maria les contredit par cette réflexion : « Non, la liberté, c’est mieux ».

Un jour, grand événement avec la venue du percepteur et la saisie de leur samovar : leur seul meuble de valeur.

Personne ne croit en Dieu. La seule habitude chrétienne qui subsiste, c'est le jeûne de Pâques, mais ce n'est pas un choix, car le jeûne arrive à la fin de l'hiver quand on n'a plus rien à manger.

Quand Nicolaï meurt, sa femme Olga et sa fille repartent pour Moscou, laissant seule la pauvre Maria.

Extraits

  • Fiokla à Nicolaï : « Alors, t’as pas fini de crever, là-haut sur ton poêle, propre à rien. Le diable avait bien besoin de vous amener ici, pique-assiette ! »
  • Le Viel Ossip : « Du temps du servage, c’était mieux, on travaillait, on mangeait, on dormait, chaque chose à son heure. À dîner, on avait de la soupe aux choux à volonté. On était plus sévère en tout. Et chacun se tenait. »
  • « Quant à Maria, loin de craindre la mort, elle regrettait qu’elle tarde tant à venir et était heureuse quand elle perdait un enfant (Sur treize, elle en perd sept). »

Personnages

Notes et références

Édition française

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