Les Nomades
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Les Nomades
Hassan El-Hassani
Hafsa Zinaï Koudil
Abdelkader Messaoudi
| Titre original |
مسيرة الرعاة Les Nomades |
|---|---|
| Réalisation | Sid Ali Mazif |
| Scénario | Sid Ali Mazif |
| Acteurs principaux |
Mohamed Chouikh Hassan El-Hassani Hafsa Zinaï Koudil Abdelkader Messaoudi |
| Sociétés de production | (ONCIC) |
| Pays de production |
|
| Genre | Drame social / film rural |
| Durée | 100 min (1h40) |
| Sortie | 1976 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Les Nomades (en arabe : مسيرة الرعاة) est un film algérien réalisé par Sid Ali Mazif, présenté en 1976 à la Quinzaine des Réalisateurs (Festival de Cannes). Le film traite des mutations sociales et économiques des sociétés pastorales algériennes : la sédentarisation, la paupérisation de larges fractions de la population pastorale et la transformation des rapports de production et de pouvoir dans les campagnes[1],[2].
À la mort de leur père, trois frères issus d’une communauté pastorale prennent des destins différents : l’un part vers la ville, un autre tente de perpétuer la vie pastorale de ses ancêtres et le troisième s’intègre à une coopérative agricole moderne. Le film explore le contraste entre tradition et modernité, les enjeux de la révolution agraire et la paupérisation progressive des nomades[3].
Fiche technique
Distribution
Production et genèse
Sid Ali Mazif, réalisateur engagé du cinéma algérien post-indépendance, signe avec Les Nomades une réflexion sur la politique de sédentarisation et la révolution agraire menée en Algérie : le film confronte la vie pastorale traditionnelle aux logiques d’accaparement et de concentration des terres, et interroge les processus de paupérisation et de prolétarisation des populations nomades. Le film a été réalisé dans les années 1975–1976 et retenu pour la Quinzaine des Réalisateurs en 1976[1].
Thèmes et interprétations
Les auteurs et notices spécialisées présentent Les Nomades comme un film engagé, utilisant la fiction pour documenter la situation socio-économique d’une large population pastorale et pour interroger les effets de la modernisation forcée : sédentarisation, perte des ressources, concentration foncière, transformation des solidarités communautaires. Le film est souvent cité dans les panoramas du cinéma algérien des années 1970 comme exemple de cinéma social et politique[4],[8].