Les neuf jours

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Talmud de BabyloneTaanit 29a-b
Mishné TorahSefer Zmanim, Hilkhot taaniyot 5:6
Les neuf jours
Image illustrative de l’article Les neuf jours
Le 9 av, le second Temple fut détruit ... Dès l'entrée d’av, on diminue en joie
Sources halakhiques
Textes dans la Loi juive relatifs à cet article
Mishna Taanit 4:6-7
Talmud de Babylone Taanit 29a-b
Mishné Torah Sefer Zmanim, Hilkhot taaniyot 5:6
Tour/Choulhan Aroukh Orah Hayim chap. 551

Les neuf jours (hébreu : תשעת הימים tish'at hayamim) sont les neuf premiers jours du mois d’av, y compris sa néoménie.

Comme les deux Temples de Jérusalem ont, selon la tradition, été détruits au neuvième jour de ce mois, un strict niveau de deuil est observé, en particulier chez les juifs ashkénazes[1]. Outre les interdictions en vigueur depuis le 17 tammouz, viande et vin sont définitivement interdits, les draps et habits ne sont pas lavés et, de façon générale, tout est fait pour alourdir les cœurs en vue du 9 av.

Si le 9 (ou le 10) av trouve sa source scripturaire dans une prophétie de Zacharie pour les temps messianiques[2], c'est la Mishna qui stipule de diminuer les manifestations de joie dès « l'entrée » du mois d’av ; elle interdit de se couper les cheveux et de laver sa lessive pendant la semaine au cours de laquelle tombe le 9 av et prescrit de s'abstenir, lors du dernier repas avant ce jeûne de viande, de vin (ou, selon une autre opinion non retenue, d'en diminuer la consommation par rapport à ses habitudes) et de deux plats cuisinés'[3].

Le mois d’av est présenté en termes opposés à ceux du mois d’adar : il est demandé de ne pas bâtir des lieux de plaisance (comme une maison pour un jeune couple, un théâtre, etc. et des travaux d'embellissement en général), d'éviter les achats procurant satisfaction (comme celui de meubles neufs) et d'ajourner tout procès avec un non-Juif pendant tout le mois d’av ou d'attendre au moins le lendemain du 9 av, car la période est défavorable[4],[5].

Les neuf jours ne sont cependant pas considérés comme une période de mortification et de châtiment mais comme une opportunité pour pleurer la destruction et tisser un lien plus étroit avec Dieu[6]. D'autre part, selon le Talmud, « qui pleure la destruction de Jérusalem mérite de se réjouir de sa reconstruction[7] » ; la période devient donc, paradoxalement, un temps d'espoir et d'anticipation.

Observance des neuf jours

Notes et références

Annexes

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