Lex Licinia Mucia
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La lex Licinia Mucia de civibus redigendis est une loi romaine proposée et promulguée en par les consuls Lucius Licinius Crassus et Quintus Mucius Scaevola.
Cette loi est évoquée à plusieurs reprises par Cicéron[1], et par Asconius[2] dans son commentaire du discours Pro Cornelio[3]. Le texte transmis par Asconius n'est pas très clair, le but de la loi était d'expulser de Rome des groupes de Latins et d'alliés italiens venus en masse dans la cité, ou au moins d'exclure ceux illégalement inscrits sur les listes comme citoyens romains[4].
Cette loi conservatrice allait à l'encontre des aspirations des alliés italiens, qui aspiraient à la citoyenneté romaine, leur permettant d'avoir les avantages de ce statut et de bénéficier des conquêtes auxquelles ils avaient contribué commes troupes auxiliaires. Les censeurs avaient pris des mesures d'exclusion, radiant des listes de citoyens en 184 douze mille Latins naturalisés en 204. Le recensement de 177 avait vu des radiations similaires. À l'inverse, des tribuns de plèbe tels que les Gracques proposaient à partir de 133 l'extension de la citoyenneté à tous les Latins[5].
La Loi Licinia Mucia est citée par l'historien Diodore de Sicile comme une des principales causes de la guerre sociale[6],[4],[7].