Li Long Tsi

linguiste franco-coréen From Wikipedia, the free encyclopedia

Li Long Tsi est un linguiste franco-coréen né le en Corée, installé en France depuis 1920, et mort le à Paris[1],[2].

Faits en bref Naissance, Décès ...
Li Long Tsi
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activités
Conjoint
Madeleine Li-Koechlin (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Pierre Li (d)
Antoine Li (d)
Mireille Li (d)
Anne-Marie Li (d)
Claude Li (d)
Étienne Li (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Charles Koechlin (beau-père)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Maître
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Hangeul이용제
Chosŏn'gŭl리용제
Hanja李龍齊
Faits en bref Hangeul, Chosŏn'gŭl ...
Li Long Tsi
Hangeul 이용제
Chosŏn'gŭl 리용제
Hanja 李龍齊
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Biographie

Coréen, du clan Li du Yŏnan (en), issu d’un milieu pauvre mais lettré du Hamgyong du Sud, il perd sa mère à l'âge de 3 ans. Son père Li Hen-Son parti en Sibérie pendant huit ans, il est élevé par un grand-oncle, frère cadet de son grand-père, jusqu’à 10 ou 11 ans[2]. Il fuit son pays soumis à la domination japonaise, en 1920, sur un bateau parti de Shanghaï, avec un passeport chinois, dans le cadre du Mouvement Travail-Études.

Il arrive en France le . Il y fréquente le Cercle international de jeunesse. Il se marie le avec Madeleine Koechlin, l'une des filles du compositeur Charles Koechlin, avec laquelle il a eu six enfants, dont l'assistant réalisateur Pierre Li[3] et le mathématicien Étienne Li, qui a épousé la chorégraphe Blanca Li.

En France, après un bref séjour dans une usine métallurgique à Montbard, avoir participé aux travaux de reconstruction après la première guerre mondiale à Laon et servi dans une briqueterie à Reims, Li Long Tsi s'installe à Paris. Il travaille notamment comme garçon de service dans une clinique parisienne (rue Boileau), puis comme valet de chambre du cinéaste Marcel L’Herbier et fait des études de linguistique. Il suit notamment les cours de Gustave Guillaume, avec lequel il se lie d'amitié[4].

Il devient linguiste, sinologue et comparatiste des langues indo-européennes. Outre le chinois et le coréen, il travaille aussi sur le siamois et le japonais. Il a été l'un des précurseurs des études coréennes en France, ainsi que le président d’une association coréenne pour la réunification. Il a écrit quelques articles destinés au grand public pour faire mieux connaître la Corée en France, dans La Nature[5], l'Observateur[6] ou encore l'encyclopédie de la Pléiade[7].

Par ailleurs, il devient « père au foyer » et nourrit sa famille en cultivant son jardin à Sceaux puis L'Haÿ-les-Roses. Il suit notamment des cours d'horticulture à l'Association des auditeurs des cours du Luxembourg.

Il meurt à Paris en 1986.

Distinctions

Pour approfondir

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