Liana Badr
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ليانة بدر |
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Liana Badr, née en 1950 à Jérusalem, est une femme de lettres, romancière, poétesse, et cinéaste palestinienne.
Elle naît en 1950[1](ou 1951[2]) à Jérusalem (Al Quds en arabe). Elle grandit à Jéricho. Sa famille fuit vers la Jordanie en 1967 (guerre des Six-Jours) puis au Liban, à Beyrouth du fait de Septembre noir en 1970[2]. C'est à l'Université Arabe de Beyrouth qu'elle commence des études en psychologie ainsi qu'en philosophie et obtient l'équivalent d'une licence (Bachelor of Arts) mais ne peut valider de Master en raison de la guerre civile libanaise. Contrainte de quitter le Liban en 1882, elle vit successivement à Damas (d'où elle est expulsée en 1986[3]), à Tunis et à Amman. Elle retourne en Palestine en 1994. Responsable de l'audiovisuel au ministère de la Culture à Ramallah, elle fonde une revue culturelle[4]. Elle a travaillé dans des organisations de femmes au sein de camps de réfugiés et a milité avec l'Organisation de libération de la Palestine[3].
Khalid Lyamlahy la désigne comme étant "l'une des voix les plus remarquables du champ littéraire et culturel palestinien"[5] et le poète tunisien Tahar Bekri évoque le regard de Badr comme étant "exigeant et vigilant" sur le peuple Palestinien, résistant à la volonté de mort, et déclare que son écriture est chargée de poésie[6].
Œuvre littéraire
En 1979 paraît son premier roman, وصلة من أجل عباد الشمس (traduit en français sous le titre une boussole pour un tournesol), dédié à sa mère. Il évoque la double oppression des femmes palestiniennes dans une société patriarcale et colonisée[7],[6]. Elle en publie d'autres, ainsi que des recueils de nouvelles, de la poésie et des livres pour l'enfance. Son livre رج عين ال (the Eye of the Mirror) se déroule à Tal-al-Zaatar à Beyrouth et traite, à partir d'un personnage féminin, Aïsha, de la mémoire collective palestinienne dans ses traumatismes ainsi que du rôle des femmes dans sa transmission[8].
Son roman Étoiles sur Jéricho (paru en 1993 puis en 2001 en langue française) traite de l'histoire et de la mémoire palestinienne, les étoiles faisant écho aux Palestiniens exilés, à partir de chapitres portant des noms de minéraux. Dans ce récit, tragique, il est question des femmes palestiniennes au premier plan[5].
L’œuvre de Badr, d'expression arabe, est traduite dans plusieurs langues, parmi lesquelles le français (Une boussole pour un tournesol, 1979 ; Moi, je veux le jour, 1985 ; l'Œil du miroir, 1991 ; les Étoiles de Jéricho, 1993[9]) et l'anglais.
En poésie, elle écrit en arabe plusieurs recueils comme Tulipe de lumière (1996). Tahar Bekri prononce un discours au Centre National des lettres (en France) en hommage à son œuvre, où il en rappelle, entre autres, la portée féministe[6].
Son engagement littéraire en faveur des femmes et des Palestiniens et Palestiniennes transparaît dans ses romans[9].