Libero Merlino

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Naissance
Décès
(à 66 ans)
Rome
Nationalité
Libero Merlino
Libero Merlino en 1907.
Biographie
Naissance
Décès
(à 66 ans)
Rome
Nationalité
Activité
Père

Libero Merlino, né le à Naples et mort en à Rome, est un journaliste, avocat, écrivain et homme politique italien.

Militant et journaliste anarchiste, il rejoint le mouvement pacifiste durant la Première Guerre mondiale puis continu son militantisme dans les années 1920. Après s'être retiré de la vie politique en 1921, il réapparait en 1926 comme fervent fasciste et rédacteur à Gerachia, revue fondée par Mussolini.

Le militant anarchiste

Fils de l'écrivain socialiste Francesco Saverio Merlino et de Bertha Nemayer, avocate, Libero Merlino s'installe à Rome vers 1900 et rejoint, dès 1901, le mouvement anarchiste en adhérant Fédération anarchiste du Latium (Federazione Anarchica del Lazio)[1]. Propagandiste actif, il est condamné à plusieurs reprises et prend part à de nombreuses réunions à Ravenne, Forlì, Terni pour la Fête du Travail, à Genzano pour commémorer Giovanni Bovio et dans d'autres villes[1]. Diplômé en droit en décembre, il publie le à Terni le numéro unique de L'Umbria Libertaria, qui est immédiatement saisi[1].

Entre 1905 et 1906, il alterna sa profession d'avocat, lui servant à défendre ses camarades, et ses activités de propagande dans les journaux notamment au Movimento Sociale à partir de [1]. Durant ces années, il collabora également à la revue Il Pensiero, dans laquelle il publia plusieurs articles comme « Rapporti fra il socialismo e l’anarchismo » ou « La crisi operaia a Terni ». L'année suivante, il fut parmi les initiateurs du congrès national anarchiste qui s’ouvrit à Rome le . Lors de cette assemblée romaine, il présenta un exposé sur les liens entre socialisme et anarchisme, puis reprit ses activités de propagande, s’attaquant aux légalistes et affirmant que la révolution était le seul instrument d’émancipation du prolétariat[1]. Après avoir rejoint le groupe de propagande « Francisco Ferrer » en , il initia, en , la fondation du « Noyau autonome de propagande et d'action anarchistes » (Nucleo autonomo per la propaganda e l’azione anarchica)[1].

Figurant au registre des subversif comme dangereux, Libero Merlino intensifia son activité lors de l'entrée en guerre de l'Italie contre la Libye et s'attaqua de plus en plus aux députés socialistes[1]. Installé à Milan, il se trouvait à Ancône le avec Enrico Malatesta lors d'une réunion de collecte de fonds pour le journal Volontà, auquel il collabora et polémiqua avec Armando Borghi[1].

Du pacifisme durant la Grande guerre aux années 1920

Pacifiste lors de la Première Guerre mondiale, il multiplia les conférences et se battit même en duel avec Mussolini qui avait pris des positions interventionnistes[1]. Mobilisé, il fut démobilisé en et, peu après, désigné comme l'un des « dirigeants » de l'UI (Parti communiste italien). Réengagé en , il fut de nouveau démobilisé en mai et reprit le militantisme en rejoignant le groupe anarchiste romain « Spartaco »[1]. Le , lors de la commémoration de Luigi Molinari, il fit l'éloge de la Révolution russe[1].

En contact avec l'Unione Sindacale Italiana (USI), il fonda à Valdarno une organisation offrant une protection médico-légale aux ouvriers victimes d'accidents et s'attaqua aux individualistes. Toujours à Valdarno, il fut l'un des défenseurs des ouvriers lors du procès de Castelnuovo dei Sabbioni et ciritiqua les actions violentes des squadristes. À l'automne 1921, battu à Milan, il se retira temporairement de la vie politique[1].

La période fasciste

À partir de 1926, il commença à collaborer à la revue Gerarchia en publiant des articles théoriques sur le syndicalisme fasciste et le corporatisme, renonça à l'anarchisme et se déclara fasciste[1]. Dans son article « Il fascismo como dottrina », il écrivit : « En d’autres termes, le fascisme a été et reste un mouvement presque de réaction contre le doctrinarisme stérile, contre le bavardage (véritable synonyme du parlementarisme) social-démocrate. Né, répétons-le, de la guerre ; dont l’esprit, abattu par deux ans de prostration, n’était heureusement pas encore mortifié, il a emprunté à la pratique guerrière l’organisation, les méthodes, la combativité, l’allure, et surtout le sage système de faire avant de dire. Et étant donné tout cela, il n’y a rien d’étonnant à ce qu’il ait été et soit encore un parti, un mouvement fertile en actions, mais relativement pauvre en doctrine »[2].

En 1929, il fut radié du Registre central des archives politiques. En 1938, il partit pour la Bavière et disparut sans laisser de traces jusqu'à la fin de la guerre, où il fut retrouvé à Rome. Il mourut dans la capitale début [1].

Publications

Notes et références

Liens externes

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