Libero Merlino

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Libero Merlino, né le 23 mars 1882 à Naples et mort en janvier 1949 à Rome, est un journaliste, avocat, écrivain et homme politique italien.

Naissance
Décès
(à 66 ans)
Rome
Nationalité
Faits en bref Naissance, Décès ...
Libero Merlino
Libero Merlino en 1907.
Biographie
Naissance
Décès
(à 66 ans)
Rome
Nationalité
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Militant et journaliste anarchiste, il rejoint le mouvement pacifiste durant la Première Guerre mondiale puis continu son militantisme dans les années 1920. Après s'être retiré de la vie politique en 1921, il réapparait en 1926 comme fervent fasciste et rédacteur à Gerachia, revue fondée par Mussolini.

Biographie

Le militant anarchiste

Fils de l'écrivain socialiste Francesco Saverio Merlino et de Bertha Nemayer, avocate, Libero Merlino s'installe à Rome vers 1900 et rejoint, dès 1901, le mouvement anarchiste en adhérant Fédération anarchiste du Latium (Federazione Anarchica del Lazio)[1]. Propagandiste actif, il est condamné à plusieurs reprises et prend part à de nombreuses réunions à Ravenne, Forlì, Terni pour la Fête du Travail, à Genzano pour commémorer Giovanni Bovio et dans d'autres villes[1]. Diplômé en droit en décembre, il publie le 24 janvier 1904 à Terni le numéro unique de L'Umbria Libertaria, qui est immédiatement saisi[1].

Entre 1905 et 1906, il alterna sa profession d'avocat, lui servant à défendre ses camarades, et ses activités de propagande dans les journaux notamment au Movimento Sociale à partir de janvier 1906[1]. Durant ces années, il collabora également à la revue Il Pensiero, dans laquelle il publia plusieurs articles comme « Rapporti fra il socialismo e l’anarchismo » ou « La crisi operaia a Terni ». L'année suivante, il fut parmi les initiateurs du congrès national anarchiste qui s’ouvrit à Rome le 16 juin. Lors de cette assemblée romaine, il présenta un exposé sur les liens entre socialisme et anarchisme, puis reprit ses activités de propagande, s’attaquant aux légalistes et affirmant que la révolution était le seul instrument d’émancipation du prolétariat[1]. Après avoir rejoint le groupe de propagande « Francisco Ferrer » en novembre 1909, il initia, en août 1910, la fondation du « Noyau autonome de propagande et d'action anarchistes » (Nucleo autonomo per la propaganda e l’azione anarchica)[1].

Figurant au registre des subversif comme dangereux, Libero Merlino intensifia son activité lors de l'entrée en guerre de l'Italie contre la Libye et s'attaqua de plus en plus aux députés socialistes[1]. Installé à Milan, il se trouvait à Ancône le 30 août 1913 avec Enrico Malatesta lors d'une réunion de collecte de fonds pour le journal Volontà, auquel il collabora et polémiqua avec Armando Borghi[1].

Du pacifisme durant la Grande guerre aux années 1920

Pacifiste lors de la Première Guerre mondiale, il multiplia les conférences et se battit même en duel avec Mussolini qui avait pris des positions interventionnistes[1]. Mobilisé, il fut démobilisé en mai 1917 et, peu après, désigné comme l'un des « dirigeants » de l'UI (Parti communiste italien). Réengagé en février 1918, il fut de nouveau démobilisé en mai et reprit le militantisme en rejoignant le groupe anarchiste romain « Spartaco »[1]. Le 25 août, lors de la commémoration de Luigi Molinari, il fit l'éloge de la Révolution russe[1].

En contact avec l'Unione Sindacale Italiana (USI), il fonda à Valdarno une organisation offrant une protection médico-légale aux ouvriers victimes d'accidents et s'attaqua aux individualistes. Toujours à Valdarno, il fut l'un des défenseurs des ouvriers lors du procès de Castelnuovo dei Sabbioni et ciritiqua les actions violentes des squadristes. À l'automne 1921, battu à Milan, il se retira temporairement de la vie politique[1].

La période fasciste

À partir de 1926, il commença à collaborer à la revue Gerarchia en publiant des articles théoriques sur le syndicalisme fasciste et le corporatisme, renonça à l'anarchisme et se déclara fasciste[1]. Dans son article « Il fascismo como dottrina », il écrivit : « En d’autres termes, le fascisme a été et reste un mouvement presque de réaction contre le doctrinarisme stérile, contre le bavardage (véritable synonyme du parlementarisme) social-démocrate. Né, répétons-le, de la guerre ; dont l’esprit, abattu par deux ans de prostration, n’était heureusement pas encore mortifié, il a emprunté à la pratique guerrière l’organisation, les méthodes, la combativité, l’allure, et surtout le sage système de faire avant de dire. Et étant donné tout cela, il n’y a rien d’étonnant à ce qu’il ait été et soit encore un parti, un mouvement fertile en actions, mais relativement pauvre en doctrine »[2].

En 1929, il fut radié du Registre central des archives politiques. En 1938, il partit pour la Bavière et disparut sans laisser de traces jusqu'à la fin de la guerre, où il fut retrouvé à Rome. Il mourut dans la capitale début janvier 1949[1].

Publications

Livres et brochures

  • Verso il comunismo, Barre, Vt, Tipografia della «Cronaca Sovversiva», 1904.
  • Azione parlamentare. Conferenza tenuta la sera del 22 ottobre 1904, all’Unione Socialista Romana, Mantova, Stab. Tip. Baraldi e Fleischmann, 1904.
  • I principi dell’anarchia. Saggio di esposizione sintetica delle teorie Anarchiche. Conferenza tenuta al teatro Buonacorsi in Ferrara l’8 Novembre 1906, Firenze, G. Nerbini, 1907.
  • Gli infortuni sul lavoro, Roma, 1913.
  • In attesa della giustizia. Licurgo Tioli di fronte ai suoi diffamatori, Roma, Officina Poligrafica Italiana, 1915, pp. VII-42.
  • Contro alcune opinioni mal… fatte nella infortunistica, Pisa, 1917.
  • Perché non sia ritolta agli operai la Legge sugli infortuni, Parma, Officina Grafica Fresching, 1930 – IX.
  • Assicurati ed assicuratori dinanzi al Tribunale di Roma, arringa pronunciata al processo degli autolesionisti, Terni, 1930
  • Perché non sia ritolta agli operai la Legge sugli infortuni, Parma 1930.

Traductions

  • Max Nettlau, Michele Bakounine. Uno schizzo biografico, con una prefazione di E. Reclus, tradotto dal tedesco a cura dell’Avv. Libero Merlino, Messina, Biblioteca dell’«Avvenire Sociale», 1904

Notes et références

Liens externes

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