Lichénométrie
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En archéologie, paléoécologie et géomorphologie, la lichénométrie est une méthode de datation géochronologique basée sur la vitesse de croissance des lichens pour déterminer l'âge d'exposition des roches (en).
Cette technique est expérimentée pour la première fois par le botaniste norvégien Knut Fægri en 1933 mais n'est mentionnée dans un article scientifique qu'en 1950 par le lichénologue autrichien Roland Beschel[2].
Plusieurs méthodes sont utilisées. La plus simple tire parti des espèces de lichens crustacés qui croissent de façon régulière et circulaire, et qui ont une vitesse de croissance très lente (entre 0,1 et 0,3 mm/an). Leur âge peut être déterminé en mesurant leur diamètre et en le comparant à la courbe de croissance étalonnée de l'espèce[3]. Cette méthode doit cependant être utilisée avec précaution car cette croissance est fonction de l'environnement direct du lichen (humidité, exposition, température, nature du substrat, etc.)[3]. Le calibrage de la courbe n'est fiable qu'en l'établissant sur un grand nombre de lichens étalonnés dont la date du support artificiel est connue (ponts, pierres tombales, barrages, routes, ruines archéologiques)[1].