Militant fasciste[2], Licio Gelli participe à la guerre civile espagnole dans les rangs des volontaires fascistes qui soutiennent le général espagnol Francisco Franco. Il est recruté par les services de renseignement de la CIA en 1944[3]. Après la guerre, il travaille en Italie comme dirigeant d'entreprise.
En , il rejoint une loge maçonnique et y atteint rapidement le troisième degré (maître maçon). Il est encouragé par le grand maître du Grand Orient d'ItalieGiordano Gamberini à former un cercle de gens importants dont certains pourraient devenir maçons et se révéler utiles au développement de la maçonnerie[1]. Gelli recrute au départ des officiers à la retraite, puis des officiers d'active et recrute finalement au sein même de la structure du pouvoir en Italie[1].
Gelli devient ainsi vénérable maitre de la loge P2, proche de Silvio Berlusconi, membre de cette même loge. Licio Gelli est l'un des appuis majeurs de sa montée au pouvoir[4].
Le , il s'évade de la prison genevoise de Champ-Dollon (Suisse), dans laquelle il était détenu dans l'attente d'une extradition en Italie, à la suite du scandale de la loge P2[7].
Le , il se constitue prisonnier à Genève. Pour obtenir son extradition, les juges italiens doivent abandonner les poursuites pour crimes d'ordre politique. Il est ainsi jugé en Italie seulement pour délits financiers[8].
Il vit en résidence surveillée dans sa villa Wanda à Arezzo, en Toscane jusqu'à sa mort, à 96 ans, le [9]. Il demande à être enterré avec les insignes fascistes[10].