Lidia Morawska
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australienne
| Naissance | |
|---|---|
| Nom de naissance |
Lidia Jaskuła |
| Nationalités |
république populaire de Pologne (jusqu'en ) australienne |
| Domicile | |
| Formation |
Université Jagellonne (jusqu'en ) |
| Activités |
| A travaillé pour |
Université de Surrey (depuis ) Université Jinan (depuis ) Université de technologie du Queensland (depuis ) Université de Toronto (- Université McMaster (- |
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| Distinctions |
Lidia Morawska, née en 1952 à Tarnów en Pologne est une physicienne polono-australienne. Elle est professeure à l'école des sciences de la Terre et de l'atmosphère, à l'université de technologie du Queensland et y est directrice du Laboratoire international pour la qualité de l'air et la santé. En 2020, elle fait partie des scientifiques qui démontrent que le Covid-19 est une maladie aéroportée. En 2021, elle figure sur la liste du magazine Time des 100 personnes les plus influentes au monde.
Elle est née en 1952 à Tarnów en Pologne[1]. Son père, Henryk Jaskuła, est un navigateur et capitaine de voile. À l'âge de deux ans, elle déménage avec sa famille à Przemyśl où elle grandit[2]. Elle étudie la physique et obtient son doctorat en 1982 à l'université Jagellonne de Cracovie pour ses recherches sur le radon et ses descendants[3].
De 1982 à 1987, elle est chargée de recherche à l'Institut de physique et des techniques nucléaires de l'école des mines et de la métallurgie de Cracovie.
Entre 1987 et 1991, elle effectue ses recherches postdoctorales au Canada à l'Université McMaster et à l'Agence internationale de l'énergie atomique, puis à l'Université de Toronto[3]. En 1991, elle rejoint l'université de technologie du Queensland (QUT)
En 1991, elle créé le laboratoire des aérosols environnementaux à l'Université de technologie du Queensland, rebaptisé Laboratoire international de la qualité de l'air et de la santé en 2002. Elle décroche ensuite un poste de professeure associée au sein de cette même université en 2003[4].
Elle est une collaboratrice et conseillère de longue date de l'Organisation mondiale de la santé, contribuant à toutes les directives de l'OMS relatives à la qualité de l'air au cours des deux dernières décennies. Elle copréside le groupe responsable des directives de l'OMS sur la qualité de l'air, sur lesquelles les nations fondent leurs normes de qualité de l'air[5].
En 2020, elle est rédactrice en chef adjointe de la revue Science of the Total Environment[5].
Recherche
Ses intérêts de recherche et ses contributions scientifiques se situent dans les domaines de la qualité de l'air intérieur et extérieur. Elle travaille notamment sur les particules fines et ultrafines. Pendant la pandémie de COVID-19, elle a été amenée à travailler sur le SARS-CoV-2[6].
Recherche COVID-19
En 2020, elle réunit et dirige un groupe multidisciplinaire de 239 scientifiques guidant les autorités de santé publique du monde entier pour reconnaître l'importance de la transmission aérienne des particules chargées du virus SARS-CoV-2 et le risque qu'elle pose pour la santé humaine[7]. Sur la base de ces travaux, l'OMS et d'autres autorités nationales telles que le Center for Disease Control des États-Unis ont par la suite mis à jour leurs conseils concernant la transmission par voie aérienne. Ces organisations ont mis du temps à parler du côté aéroporté de la maladie ce qui a conduit à une polémique scientifique[8]. En 2020, elle est devenue membre du groupe de travail sur la sécurité au travail, à l'école et en voyage de la commission COVID du magazine The Lancet. Ce groupe vise à examiner les facteurs de risque liés aux bâtiments qui sont une composante essentielle, mais manquante, des enquêtes sur les épidémies de SRAS-CoV-2.
Recherche sur les particules ultrafines
Elle fait partie du groupe de scientifiques qui publie « Ultrafine Particles from Traffic Emissions and Children's Health » à Brisbane. Cette étude démontre que l'exposition aux particules ultrafines en suspension dans l'air émises en grandes quantités par les véhicules était indépendamment, positivement associée à l'inflammation systémique et respiratoire et a donc des effets délétères importants sur la santé[9]. En 2015, ces preuves ont convaincu l'Organisation mondiale de la santé et certains pays de revoir les normes nationales pour protéger les enfants en contrôlant leur exposition aux particules ultrafines[10].
Depuis 2012, elle a également contribué à des programmes scientifiques internationaux, tels que les études Global Burden of Disease qui évaluent quantitativement l'impact de l'exposition à la pollution de l'air en tant que risque de maladie[11].
Honneurs et récompenses
- 2023 : Lauréate du Prix L'Oréal-UNESCO pour les femmes et la science[12]
- 2022 : Lauréate d'une bourse du Conseil australien de la recherche[13]
- 2021 : Liste du magazine Time des 100 personnalités les plus influentes dans la catégorie Innovateurs[14]
- 2021 : Prix spécial ISIAQ 2020 pour un leadership académique extraordinaire, Société internationale de la qualité de l'air intérieur et du climat[15],[16]
- 2020 : Prix des vice-chanceliers de QUT pour l'excellence en leadership, programme de reconnaissance de QUT[17]
- 2020 : Membre de l'Académie des sciences australienne[18],[19]
- 2018 : Prix Eureka pour la recherche sur les maladies infectieuses par l'Australian Museum of Eureka Prizes[20]
- 2017 : Prix David Sinclair de l'Association américaine pour la recherche sur les aérosols[21]
- 2017: Prix de performance du vice-chancelier de l'Université de technologie du Queensland[22]
- 2011 : Médaille de l'air pur par la Clean Air Society d'Australie et de Nouvelle-Zélande[23]