Lidia Zamenhof
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Lidia Zamenhof (parfois orthographié Lidja en espéranto) est une espérantiste et enseignante de l'espéranto selon la méthode Cseh née le à Varsovie et assassinée en dans le camp d'extermination de Treblinka.
Engagement pour l'espéranto
Lidia Zamenhof naît le à Varsovie, alors dans l'Empire russe de Louis-Lazare Zamenhof, l'inventeur de l'espéranto, et Klara Zamenhof. Elle est la plus jeune fille du couple Zamenhof, sœur de Adam Zamenhof et Zofia Zamenhof.
En 1913, elle apprend l'espéranto à l'âge de 9 ans, afin de pouvoir accompagner ses parents au Congrès universel d'espéranto de Berne, en Suisse[1].
Elle est une militante active de l'espéranto, mais aussi de l'homaranisme, ce type de citoyenneté mondiale éthico-religieuse énoncé par son père.
En , elle se convertit à la religion baha'ie[2]. Vers la fin de 1937, elle se rend aux États-Unis d'Amérique pour y enseigner la religion baha'ie et également l'espéranto. En 1938, en raison de problèmes d'immigration aux États-Unis, elle doit retourner en Pologne où elle continue à enseigner et à traduire en espéranto de nombreux ouvrages baha'is.
Assassinat
Pendant le bombardement de Varsovie, le , la maison familiale des Zamenhof, au 41 rue Królewska, brûle, détruisant notamment la grande bibliothèque espérantiste et de nombreux manuscrits et lettres. En , Lidia et plusieurs personnes de sa famille et de son entourage sont arrêtées par les nazis. Elle est accusée de s'être rendue aux États-Unis pour répandre une propagande anti-nazie. Elle est incarcérée plusieurs mois dans la prison de Pawiak. Elle vit ensuite rue Ogrodowa, dans le quartier juif, avec sa soeur Zofia[3].
Les milieux baha’is et espérantistes collaborent pour réunir des fonds pour aider la famille Zamenhof et obtenir un visa pour Lidia mais les efforts diplomatiques échouent. Quelques jours avant la mise en place du ghetto en , un espérantiste polonais se propose de cacher Lidia dans sa maison, mais elle refuse et déclare souhaiter rester avec les siens[3].
En commence la déportation des juifs du ghetto de Varsovie. Ils sont rassemblés pour être déportés à Treblinka. En , les Zamenhof sont pris à la Umschlagplatz. Une partie de la famille réussit à s’enfuir mais Zofia monte délibérément dans un train vers le camp d'extermination nazi et Lidia la suit quelques mois plus tard, à l'automne 1942[4]. Elle est gazée à son arrivée à Treblinka. Elle avait 38 ans. Une plaque en mémoire de Zofia et Lidia est apposée sur la tombe de leur mère Klara, dans le cimetière juif de Varsovie, et porte ces mots : « Assassinées en l'an 1942. Que leur souvenir dure à jamais »[3].